terminator_renaissance

Genre : Science-Fiction

Réalisateur : McG

Synopsis :

En 2018, John Connor mène une guerre sans merci contre les machines de Skynet, bien plus puissantes et meurtrières que ce qu'il a pu imaginer.

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Avis :


Après un Terminator 3 sympa mais trop sage, on attendait de pieds ferme ce nouvelle opus, et ce malgré la présence de McG à la mise en scène.

Le fait est que le film à le cul entre deux chaises : à la fois début d'une nouvelle trilogie, qui n'a pas grand chose à voir avec l'univers des anciens puisque l'on est en pleine guerre contre les machines, mais en même temps, le film s'inscrit dans la continuité des autres volets. Beaucoup de questions donc concernant la réception de ce Terminator, sur lesquelles se greffent les inquiétudes fondées concernant le réalisateur (qui à pondu quand même deux Charlie's Angels de tristes mémoires). Ces inquiétudes et interrogations ont totalement disparues au début du film. Car, niveau mise en scène, McG n'y va pas de mains morte : les premières images de la terre brulée de Californie sent l'Apocalypse Now à plein nez (toute proportion gardé bien évidemment), et montre son talent de réalisateur au détours d'un magnifique plan séquence lors du crash de l'hélicoptère de John Connor. Cet intérêt à livrer une mise en scène de qualité transparait tout au long du métrage, entre séquences camera à l'épaule et quelques plans références durant le final dans l'usine de Skynet. Les scènes d'action s'enchainent sans que l'on ai vraiment le temps de souffler, avec un souci constant de lisibilité et une rigueur à ne pas verser dans les effets spéciaux à outrance (un comble comparé aux deux précédent films de McG).

Il faut également saluer l'effort déployé par le directeur de la photographie Shane Hurlbut pour dépeindre un monde post-apocalyptique aride, sombre et surtout crédible. Coté acteur, ils sont tous très convaincants : Sam Worthington est magnifique de complexité (son personnage est de loin le plus passionnant de l'histoire, avec celui de Serena, malheureusement trop vite esquissé) et magnétise littéralement l'écran sans jamais voler la vedette à John Connor, dont l'interprétation de Bale insuffle une sécheresse méconnue chez ce personnage. Si d'un point de vue purement technique, on ne peut que saluer l'effort du réalisateur à créer une véritable ambiance, il ne vas pas forcement de même pour le scénario. Les scénaristes suivent à la lettre la trame amorcer par les trois précédents épisodes, et on ne peut que les féliciter pour cela. Il est assez rare de voir des suites scrupuleuses de leur modèles. Par contre, pour que le film eu une vraie identité, il aurait été judicieux de donner un véritable sens au récit, une morale, une colonne vertébrale réflexive afin de questionner le spectateur sur les implications éthiques et techniques de changer le futur. On regrette également ces fragments de niaiserie qui viennent de temps en temps saloper la mécanique du film. Ce tourbillon explosif semble alors un peu vain, possédant néanmoins quelques embryons de pistes pour les suites à venir.


Terminator Renaissance est donc suite honnête mais incomplète, qui installe justement une nouvelle saga ne demandant qu'à se perfectionner.