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Genre : Fantastique

Réalisateur : Pal Sletaune

Synopsis :

Anna s'installe avec son fils Anders dans un appartement social. Constamment inquiète pour la sécurité de son enfant, elle achète un baby-phone afin d'avoir une oreille. Mais dès la première nuit, celui-ci émet d'étranges cris d'enfant.

Babycall


Avis :

C’est sous la grisaille nordique que le réalisateur norvégien Pal Sletaune déploie son Babycall, énième ghost-story paranoïaque ou une mère divorcée fraîchement installée dans un logement social entend des cris d’enfant émanant de son baby-phone. Le réalisateur joue ici à fond la carte de l'atmosphère, de la confusion, et des non-dits, égrainant au passage une multitude de pistes naturels ou sur-naturels. L'atmosphère angoissante généré par les décors ascétiques d'une banlieue social et par une réalisation étriquant systématique le corps de son héroïne dans son cadre, rend finalement compte du désespoir et de la misère dans laquelle la classe inférieur norvégienne se trouve enfermée. Un traitement qui enrichit le propos du film, apportant alors au spectateur une autre lecture que celle, très classique, du simple film de genre. Babycall arrive donc à faire la synthèse entre le cinéma fantastique germanique (des éclats de violence très rares, une étude des mécanismes psychologiques) et le cinéma social anglais, ce qui est d’autant plus exotique que l'équilibre entre ces deux éléments est maintenu tout au long du récit. Mais, arrivé au point de non-retour (celui du twist et de l’explication finale), le scénario, à l'implaccable précision, s'emmele les crayons, la logique étant rompu par la présence et la nature des deux enfants. Le puzzle du psychodrame est sans nul doute réussit, mais celui du fantastique devient incohérent et embrume l'esprit du spectateur. Le pouvoir d’attraction de cette oeuvre reste tout de même présent, confirmant aussi bien le talent de Noomi Rapace que celui des pays germaniques pour le genre fantastique.

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> L'impeccable performance de Noomi Rapace

> L'ambiance froide et austère qui baigne le récit

> La peinture social qui s'ajoute au fantastique

> Une bonne musique signée Fernando Velazquez

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> Un dénouement incohérent

> Un rythme assez lent

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LA SCENE QUI TUE !

Les premiers hurlements nocturnes émient par le baby-phone d'Anna (Noomi Rapace). Des cris qui font vraiment froid dans le dos !