Ocean_s_Thirteen

Genre : Comédie

Réalisateur : Steven Soderbergh

Synopsis :

Le groupe de Danny Ocean s'est séparé, vivant leurs vies chacun de leurs cotés. Jusqu'au jour ou Reuben Tishkoff, le mentor de la bande, se fait plumé par Willie Bank, le nouveau ponte de Las Vegas, entrainant sa victime dans un état de profonde dépression. La bande se réunît alors et choisit de punir Bank de son forfait.

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Avis :

Après un premier opus excellent et un second qui à divisé la communauté des fans, Soderbergh ressort sa célèbre bande pour une troisième incartade qui ne restera pas dans les mémoires de la saga.

Après un second volet qui à divisé la critique, Soderbergh choisit de revenir dans la ville du vice, revenant ainsi à un scénario moins brouillon, plus centré sur un évènement. Retour donc à Vegas, ou Reuben s'est fait entuber comme un bleu par Willie Bank, un de ses amis. Tout tourne donc autour de Reuben et de son aura qu'il a eu auprès des membres de la bande à Ocean. Le film est donc bien plus lisible que son prédécesseur et plus aboutit dans sa narration. Il est d'ailleurs assez efficace, rythmé par des rebondissements, certes très téléphonés et prévisibles, mais qui font vivre agréablement l'intrigue, à l'instar de la participation de Terry Benedict au braquage, qui est très sympa (mais assez anecdotique au final) et des problèmes de mains d'œuvre au Mexique. Par ailleurs, ce film est marqué du sceau de la politique. Que ce soit l'exploitation des Mexicains, ou même l'ode à la télé charité par le biais de Oprah Winfrey, le film est vraiment plus centré sur l'opinion véritable de Clooney, Pitt & Co. (voir aussi l'épilogue, très riche en peoplerie). Mais le fond de commerce reste le même, avec braquage postiche et twist à gogo.

Mais pour le reste, c'est mi figue mi raisin. Les acteurs, aussi glamours soit ils, sont en retraits et pas forcement d'humeur joyeuse. George Clooney d'ailleurs semble un peu empatté, et Brad Pitt vraiment en net recul dans l'intrigue. En plus, la valeur ajoutée féminine n'est pas du tout assurée par Ellen Barkin, qui est, aussi bien physiquement que talentueusement, assez mauvaise. Le champ est donc laissé libre aux seconds rôles, notamment Matt Damon, plus présent et qui emmène le film avec énergie, ainsi que Don Cheadle, Eddie Jemison et Eddie Izzard (très bon par ailleurs), a qui le réalisateur a laisser plus de place dans l'intrigue. La participation de Pacino apporte aussi beaucoup au film, même si il en fait vraiment des tonnes. Ensuite, le style du film est vraiment chargé, voir surchargé. C'est bling-bling à outrance et c'est parfois à la limite de l'inflammation rétinienne (avec des rouges incandescents tartinés tout au long du métrage). Le montage en rajoute en split-screen, ce qui est sympa mais ne dépassant pas le cadre du simple plaisir plastique. Enfin, la B.O. de David Holmes inonde les canaux d'effets de manche électroniques qui, si elles est demeure sympathiques et agréables, sont vraiment moins subtiles que dans les précédentes orchestrations du compositeur. En fait, le film aurait pu être un Ocean's Eleven si il n'y avait pas eu toutes ces lourdeurs esthétiques et sonores.

Ocean's Thirteen est donc sympathique, mais le scénario, très malin et bien construit, est malheureusement plombé par une mise en scène et une réalisation lourde. Dommage.