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Genre : Comédie

Réalisateur : Brett Ratner

Synopsis :

Arthur Shaw, locataire et administrateur de La Tour, un building résidentiel près de Central Park, est accusé de malversation finançiére en ayant usurpé le capital retraite de ses employés. Le superviseur de l'immeuble Josh Kovaks va alors organiser, avec l'aide d'une poignée de ses collègues, un braquage chez Shaw afin de récupérer leurs argents.

Le_Casse_De_Central_Park


Avis :

Ce Casse De Central Park a tout de l’intoxication filmique : d’un coté, la présence face caméra d’un cador du transformisme nauséeux aux intuitions artistiques on ne peut plus épouvantables (Eddie Murphy), de l’autre, celle d’un apollon du divertissement méchamment médiocre parvenant encore à trouver les faveurs d’une poignée de financier (Brett Ratner). Mais, même si l’humour, régulièrement en dessous du niveau du parquet, n’est pas toujours du meilleurs des goûts (le service trois pièce à encore de beaux jours devant lui), et que les proportions olympiques que prennent certaines incohérences laisse pantois (la série des Ocean’s, a qui il a chipé un des scénaristes, peu aller se rhabiller), ce long-métrage dispose d’un petit nombres d’atouts qui rendent le tout appréciable à défaut d’être inoubliable. Chaperonné par Ben Stiller, la valeur ajouté qui doit sa présence en partie pour assurer la rentabilité de l’affaire au box-office, le film capitalise avant tout sur le charme 90’s mis en avant par sa distribution ou, en plus du showman black à la logorrhée hystérique, on retrouve Matthew Broderick, le jeune loup de Godzilla devenu ici un ex-trader licencié et endetté jusqu’aux rouflaquettes. L’occasion pour lui de faire jaillir chez le spectateur une douce nostalgie, à défaut de nous offrir un numéro d’acteur exceptionnel (mais pas ignoble pour autant). Ratner construit aussi une gentil ambiance 70’s avec un scénario qui rappelle les jeunes heures du film de braquage à fond social (ici, un propriétaire boursicoteur qui a flambé l’épargne retraite de ses employés), baigné d’une agréable musique jazzie composée par Christophe Beck. Ce casting chaleureux et cette mise en scène propre et plutôt efficace sculpte donc un charmant emballage pimenté par le coté récréatif d’une délectable seconde partie axé sur les aléas gratiné du braquage. Sympathique mais aussitôt vu, aussitôt oublié.

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> Revoir Matthew Broderick et surtout Eddie Murphy dans un film qui tient à peu près la route

> Une réalisation correcte et une belle photo signée Dante Spinoti

> L'ambiance rétro insufflé par la partition de Christophe Beck

> Le petit arrière plan économique bien sympatoche

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> Des traits d'humour trop gras et qui font très rarement mouche

> Un démarrage on ne peut plus poussif

> Des incohérences en pagaille

Le_Casse_De

LA SCENE QUI TUE !

Une Ferrari en suspension dans le vide, retenue par les câbles d'une nacelle de laveur de vitre. Une séquence de haute voltige qui donnera le vertige à tous les acrophobes.