The_Grudge_3

Genre : Horreur

Réalisateur : Toby Wilkins

Synopsis :

Un immeuble de Chicago se vide suite au massacre d'une famille. Alors que l'immeuble se vide au fur et à mesure, une jeune japonaise se rend sur les lieux afin de mettre fin à la malédiction.

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Avis :

Comme dirait Nicolas Sarkozy à ses électeurs : "il faut exploiter le Fillon à fond !" (je sais elle est facile). Mais c'est tout aussi facile pour les clampins d'Hollywood d'appliquer ce dicton. Alors, quand on a un produit qui peut s'étaler sur dix tomes, on en profite et on s'en fout plein les poches, quitte à faire du crottin qui tache à l'arrivée.

The Grudge 3 est donc l'inévitable extension du 1 et du 2. Et là, les producteurs (exit Sam Raimi, qui ne cautionne visiblement pas ce film, son nom étant absent de la jaquette) se foutent littéralement de notre tronche. Certes, on peut pas dire que les précédents volets soit des modèles du genre voir des chef d'œuvre de l'horreur, mais il y avait un minimum syndical qui était présent et quelques scènes de pétoches suffisamment bien foutues pour nous faire cauchemarder. Mais autant dire que ce numéro trois fait plutôt pleurer que sursauter. Il faut être aveugle ou s'appeler Paris Hilton pour voir en ce film un bon divertissement. Le scenario accumule tout d'abord, de façon éhonté et sans aucun souci de cohérence, les péripéties du récit. On se demande encore ce qu'a bu le scénariste avant d'écrire de pareilles foutaises. Par exemple, personne dans le quartier de Chicago ne semble véritablement au courant de ce qui c'est passé. Par contre, la pauvre nippone qui piaule à Tokyo a en première page de son torchon le massacre de la famille. Bien évidement, elle s'envole, dans un élan de bêtise, vers Chicago pour mettre fin à tout cela (au lieu de rester bien au chaud dans son trois pièce). Résultat des courses : tout le monde se fait avoir en beauté et on retombe à la case départ à la fin du métrage. Le scénariste ne s'est donc pas foulé la cheville pour nous pondre une telle intrigue, marchant tout au long des 1h20 que compte le film sur des bouses.

On aurait pu peut-être se réconcilier avec le film par les séquences de terreurs fantomatiques made in japan. Eh bien non ! Il faut, en plus de la connerie du scribouillard, se taper l'impuissance du réalisateur. Quand on sait pas faire de film, on évite d'en faire profiter les autres. Car il n'y a rien à sauver de la mise en scène, qui s'enfonce dans un insondable océan d'excrément. Les séquences frissons sont très très courtes. On en compte à peu prés trois ou quatre scènes de ce type (et encore, certaines dure 30 secondes). C'est très peu, et en plus, elle sont mal fichus : pas de tension, pas de sang (ou peu) et pas d'atmosphère macabre. Le pire, c'est que le réalisateur à peur de nous montrer les cadavres : sa coupe toujours au mauvais moment, se contant de nous balourder le pauvre fantôme blanc à tour de bras. Et que dire du jeu des acteurs : immonde, sans nuance et sans âme. Il est vrai que les précédents opus de la série ne brillaient pas pour leur jeu d'acteur, mais il faut pas charrier. Au moins, il y avait Bill Pullman dans le premier, il y avait quelque chose à quoi se rattacher. Mais là, quand on voit Shawnee Smith se faire passer pour une psychiatre alors qu'elle est bonne qu'a s'estomaquée comme une goinfrée, on se demande encore si les acteurs ont vraiment été dirigé ou sont passé par la case expression scénique. Mention spéciale à Gil McKinney, qui à une palette d'expression aussi longue que mon orteil.

The Grudge 3 est donc une véritable bouse, une suite aussi inutile que nullarde. C'est pas drôle, c'est chiant et ça fait pas peur. Autant regarder un épisode de Amour Gloire & Beauté : c'est aussi nul et on paye pas.