Le_Coach

Genre : Comédie

Réalisateur : Olivier Doran

Synopsis :

Pris à la gorge par ses créanciers et mis à la porte par sa compagne, Max Chêne, un coach, accepte un contrat qui peut le sauver : coacher à son insu Marmignon, un directeur très singulier qui n'a aucun pouvoir sur ses collaborateurs.

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Avis :

On peut s'attendre à tout avec une comédie française. On se prépare très souvent à se prendre une volée de vannes à deux balles, de numéros d'acteurs sous microlax et de vielles recettes assez ringardes. Mais ce film est bien plus agréable que prévu.

Le Coach, film signé par Olivier Doran (Pur Week-End, son dernier film en date, était assez sympathique dans son genre), est donc une énième comédie avec un débile un brin soumis qui rencontre le dur à cuire qui est vraiment au bout du rouleau sentimentalement parlant. Dire que Doran c'est légèrement inspiré du Diner De Cons est un euphémisme. Il à véritablement tout pompé la mécanique de Weber : un homme top sobre perd sa femme (Berry) et se voit obligé de faire équipe avec un moue du bulbe (Rouve). La suite, on la connait déjà, sur le bout des ongles donc on va s'arrêter là. Ce respect des conventions et des passages obligés (il y a toujours le gros jaloux pas très sexy qui veut sa part du gâteau) fait que ce n'est pas un film inoubliable. Tout comme la participation de Laure Manaudou. TF1 a fait tout un foin autour de sa participation pour, au final, accoucher d'une pauvre phrase en début de film. Et vu son entrain face à la caméra, sa carrière d'actrice est déjà derrière elle. Mais bon, ce n'est qu'une goute d'eau dans une piscine olympique.

Pour autant, Le Coach ne sombre pas dans le rose bonbon ou la niaiserie commun aux comédies françaises de bas étage. Tout d'abord, le film est drôle. Certes, pas à s'en faire péter la pense, mais quelques répliques ou séquences ici ou là font mouches, entretenant ainsi une certaine dose légèreté et un dynamisme, suffisant pour que le film fonctionne sur la durée. Ensuite, le duo Rouve/ Berry, même si il fonctionne sur une mécanique déjà connue de tous, est vraiment sympathique et fait rouler correctement la machine. La caution « j'ai réussit grâce aux Ch'tis » est représenté par la participation de Anne Marivin, toujours aussi séduisante dans un rôle somme toute prévisible (le même que dans le film de Dany Boon). Enfin, c'est un bon moment de détente ou l'on ne pense à rien n'y personne, mise à part Marmignon (toute ressemblance avec Pignon est totalement fortuite... ou pas) et ce Max Chêne (un nom bien dur, bien corsé, qui rappelle que c'est lui qui porte la culotte). Il y a aussi la petite morale finale (vive la réciprocité du coaching ! ), qui est là pour faire jolie et donner un ton encore plus bienveillant au film.

Le Coach n'est donc pas la catastrophe espérée mais une bonne petite comédie sympathique, légère, pas original pour deux sous, qui se laisse voir sans déplaisir.