Wolverine

Genre : Super-Héros

Réalisateur : Gavin Hood

Synopsis :

Après avoir démissionné du programme "Weapon X", qui transformait les mutants en machines de guerre, Wolverine à repris une vie normal avec sa nouvelle compagne. Mais son frère, Dents de Sabre, ne compte pas en rester là. 

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Avis :

Les producteurs de la saga X-Men nous promettaient monts et merveilles avec ce spin-off sur la tumultueuse genèse de Wolverine. Mais, comme on dit : "les paroles s'en vont, les écrits restent".

Car, comment ne pas s'arracher les yeux des orbites après avoir vu un résultat aussi pitoyable et peu admiratif de son héros. Le réalisateur, le scénariste et les producteurs piétinent tous en cœurs la mythologie de Wolverine, tout en se foutant totalement des exigences des fans. Comment encaisser une telle bien séance après avoir adoubé, et à juste titre, un film telle que The Dark Knight pour, en définitive, faire un majestueux pas en arrière. Car Wolverine est un animal, un ours assoiffé de vengeance et de haine envers ceux qui le maltraite. Ici, on à rien, aucune psychologie venant étayer la personnalité au combien intrigante du héros. On reste en surface, dans une simple mise en image de péripétie pseudo spectaculaire et de dilemme sans profondeur. Pire : on frôle régulièrement l'overdose de guimauve, surtout durant les scènes romantiques. Une romance qui ne sert d'ailleurs à rien, si ce n'est a plomber une bonne partie du film. Et même la dualité entre Dent de Sabre et Wolverine (qui sont frère ennemie) ne réussit pas à élevé le récit, emplâtré dans une pur démonstration d'effets numériques.

Gavin Hood montre d'ailleurs avec ce film qu'il est pas du tout (du moins, pas encore et pas dans ces conditions) un metteur en scène de film d'action. Les scènes dit spectaculaires sont seulement divertissantes (le combat avec Gambit), et pas vraiment éblouissantes (le duel moto/hélicoptère). Spiderman et The Dark Knight ont fait bien mieux dans le genre (et dieu seul sait que Nolan n'est pas un "actioner" de haut niveau), et en plus il y avait une bonne tension dramatique qui décorait ces scènes. Ici, c'est donc le néant, juste du remplissage de temps afin d'arriver à un divertissement qui tiennent au moins l'heure et demie. Et quand il plie pas ses scènes en trois coup de cuillerées à pot, c'est ses personnages qui trinque. Gambit est absolument dispensable dans l'intrigue, juste là pour la figuration et pour bazarder le héros sur une île, et on fait apparaitre Cyclope pour faire jolie, alors qu'il ne semble pas du tout connaitre Wolverine dans la saga des X-Men. On se rabat donc sur le jeu d'acteur, certes pas exceptionnel, mais un cran au dessus du reste du métrage.

X-Men Origins : Wolverine est donc un bon ratage dans les grandes lignes, et dont le succès au box-office tient tout simplement du miracle.