Battlesh

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Genre : Action

Réalisateur : Peter Berg

Synopsis :

Lors d'une manoeuvre internationale dans l'Ocean Pacifique, une frégate Américaine et Japonaise découvre une base marine extra-terrestre.

Battleship


Avis :

Le projet semblait improbable (adapter le jeu de plateau Touché Coulé a de quoi laisser perplexe), mais pourtant, c’est avec grande surprise que l’on constate que Peter Berg réussit là ou il aurait pût facilement échoué. Si, en apparence, Battleship surfe sur la vague des productions Michael Bay (Hasbro, robot, armée et jolie fille), il s'avère plus digeste d’abord parce qu'il se débarrasse des tares de son modèle. Pas de millions de plan fesse sur ses muses, pas de blagues au raz de la ceinture et très peu de sentimentalisme stupide, ce blockbuster nous évite donc les haussements de sourcils provoqués par la série des Transformers pour nous livrer un mélange rafraîchissant de sérieux guerriers et de second dégrée autour des traits de caractère de bidass américains valeureux mais très bourrins (c’est d’ailleurs eux qui vont tirer en premier) et un brin crétins (l’association avec la logique tactique de la flotte Japonaise va donc se révélée payante au cours des nombreux assauts contre les extra-terrestre). Une menace alien par ailleurs traitée de façon intelligente, conférant à ces guerriers une intelligence et une pitié inédite dans l’histoire du film pop-corn. Les jouets d’hier (les bateaux) affrontent ceux d’aujourd’hui (le look très Halo des E.T.) pendant près de 90 minutes ou la réalisation alerte de Berg magnifie les puissants affrontements maritimes qui balise ce majestueux délire infantile. Tout cela finalement à peine justifier par un vague background traité de façon très honnête par le réalisateur car ne prenant même pas le parti de cacher ses faiblesses psychologiques et narratives derrière des introspections ridicules. Battleship va donc à l’essentiel et demeure un divertissement incroyablement efficace, bien qu’il se heurte parfois à quelques carences rythmiques.

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> Un casting qui fait correctement son boulot

> Les doses d'humour et de dérision permettant au film de ne jamais se prendre au sérieux

> Des vaisseaux et des scènes de destruction servis par des effets spéciaux sublimes et une réalisation nerveuse

> La très bonne partition de Steve Jablonsky

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> Liam Neeson en mode pépère sur son porte avion

> L'asbcence presque totale d'une trame narrative (en même temps, difficile de construire un récit à partir d'un jeu de plateau !)

> Une partie terrestre moins palpitante que celle se déroulant sur mer

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LA SCENE QUI TUE !

La grisante partie d'echec nocturne entre le navire Américain et les vaisseaux aliens, ou comment Peter Berg a réussit à intégrer le jeu de plateau d'origine dans le film.