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Genre : Drame

Réalisateur : Jodie Foster

Synopsis :

Résponsable d'un entreprise de jouet, Walter Black est un quinquagénaire déprèssif qui n'a plus goût à la vie. Viré du domicile familliale, il tente de se suicider. C'est alors que sa marionnette de castor, trouvé dans une belle à ordure, s'adresse à lui et tente de lui remettre le pied à l'étrier

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Avis :

Actrice réputée cérébrale, Jodie Foster confirme tout le bien que l'on pensait d'elle en signant, avec cette troisième réalisation, le drame de cette année. Avec son scénariste Kyle Killen, la réalisatrice nous concocte un film puissant car simple et authentique. Les émotions mis en scène dans Le Complexe du Castor ne nous éclaboussent jamais à la figure, tout comme le postulat de départ, dont le coté barré ne sert jamais de bequille. De cette histoire de quinquagénaire déprimé ne s'exprimant que par l'intermédiraire de son castor thérapeutique, la réalisatrice en tire un fabuleux portrait tragi-comique de la cellule familiale américaine et de la léthargie qui la gagne lorsque un des ses membres se trouve plongé dans une profonde dépression. Avec une fragilité et une pudeur digne d'une grande cinéaste, Jodie Foster mélange rire et larme dans un prodigieux numéro d'équilibriste, évitant avec justesse tous les nids-de-poule ponctuant une trame au demeurant très casse gueule. Mieux encore : le réalisatrice, qui n'a décidément pas froid aux yeux, pousse son film vers des extrêmes que l'on imaginaient pas possible dans un film de ce standing. Une liberté de ton et une franchise que l'on avait pas côtoyé depuis le magnifique American Beauty de Sam Mendes en 1999. Porté par des acteurs immenses (Mel Gibson, meilleur qui ne l'a jamais été depuis des lustres) ainsi que des personnages magnifiquement dessinés d'où se détache la figure du fils aîné, faussaire émérite qui à le don de coucher sur le papier les pensés intimes de ses camarades, Le Complexe du Castor est un drame qui parle vrai et sonne juste du début à la fin. A tomber à genoux !

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> Un Mel Gibson tellement investit que l'on a bien du mal à ne pas y voir des similitude avec l'actualité judiciaire de l'acteur

> Anton Yelchin, qui confirme son immense talent d'acteur

> Le scènario, d'une originalité folle

> La morale du film, qui conclut magnifiquement le film

> Une réalisation à la fois sobre et unique

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> Jodie Foster aime les fondus au noir et ça se voit !

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LA SCENE QUI TUE !

Le discours final de Norah (Jennifer Lawrence), qui constitue la morale du film. Un épilogue déchirant de vérité, qui touche au plus profond de notre être.