Les_Passagers

Genre : Fantastique

Réalisateur : Rodrigo Garcia

Synopsis :

Suite au crash d'un avion, la psychiatre Claire Summers est dépêché par les autorités afin de suivre les survivants. Mais, alors que les survivants disparaissent de façon étrange les uns après les autres, un des patients semble développer des capacités de télépathie.

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Avis :

Rodrigo Garcia est un cinéaste totalement inconnu alors qu'il à tourné trois films et qu'il à fait jouer de nombreuses actrices de renommées mondiales (Glenn Close, Cameron Diaz, Holly Hunter, Calista Flockhart). Aujourd'hui, c'est à Anne Hathaway, nouvel égérie du tout Hollywood de se coller face à la lorgnette de Garcia.

On commence alors dans un système très basique de la mise en place des personnages et des évènements : un crash que l'on ne voit pas (hormis à la fin mais là, cela devient complètement inutile), des survivants déboussolés (dont un qui se prend pour superman) et une psychiatre d'opérette, bardé de diplômes et d'un doctorat, mais qui n'a aucune connaissance du travail à effectuer sur le terrain miné de la psychiatrie de groupe. Une présentation somme toute expéditive et classique, mais cela ne constitue pas un défaut majeur. Car ce qui vient par la suite, l'enquête, les disparitions et l'instabilité chronique d'un des passagers ne prend malheureusement pas son envol. On se contente de suivre, platement par ailleurs, la thérapie de groupe agrémenté d'une espèce de psychiatrie de bazar qui n'apporte rien de plus au spectateur que ce qu'il sait déjà. De plus, le cinéaste y incorpore une thématique proche de la conspiration universelle qui ne marche pas et qui ne fait pas prendre au film l'élan dont il avait grandement besoin. Tout les éléments du film sont attendu, du déjà vu quinze fois dans le genre, et le dénouement, très mal amené et inutilement étiré, ne fait rien à l'affaire : c'est du pompage pur et simple de L'Échelle De Jacob, Sixième Sens et Les Autres, sans avoir le talent narratif de ces cinéastes.

En plus d'une intrigue peu mouvementée et sans grand intérêt, les dialogues dissoudent le film pour le rendre encore plus basique et simpliste. Un jugement qui se colle également admirablement bien avec les intentions des personnages, trop louches pour ne pas faire tiquer le spectateur, tirant ainsi régulièrement la sonnette d'alarme d'un twist final soit disant implacable mais que l'on devine à des kilomètres. Des séquences qui rompent donc parfaitement avec une quelconque atmosphère étrange et surnaturelle, que le réalisateur ne peut décidément ne faire vivre que part des ingrédients dépêchés dans les classiques du genre. Une médiocrité qui transparait dans le jeu inhabité des acteurs et actrices du film. Anne Hathaway est glaciale et ne porte pas du tout son personnage de façon crédible et talentueuse, Patrick Wilson sur-joue totalement en pompe véritablement l'air du spectateur, tout comme Diane Wiest, Andre Braugher et David Morse, que l'on a connu plus inspiré par la passé. Enfin, aucune surprise dans le jeu de Clea DuVall, qui semble se contenter, film après film, de jouer les femmes revêches et acariâtres.

Les Passagers est donc un film fantastico-psychologique raté, sans âme ni climat oppressant, ne se donnant jamais la peine d'entretenir un quelconque mystère ou suspens.