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Genre : Action

Réalisateur : Joe Carnahan

Synopsis :

Un avion transportant des employés d'une compagnie pétrolière s'écarse dans les montagnes enneigées d'Alsaka. Le groupe de survivants, mené par John Ottway, tente alors d'échapper à la meute de loups qui les pourchassent.

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Avis :

Si Joe Carnahan a su habilement rebondir avec Mise A Prix et L’Agence Tous Risques, il n’a cependant jamais retrouvé la dévastatrice puissance dramatique qui imbibait son Narc, renversant premier jet de réalisateur. Mais, dés les premières minutes qui ouvrent cette nouvelle oeuvre, dés les premières notes de la somptueuse partition signée Marc Streitenfeld, dés les premiers souffles de désespoirs qui imprègnent un héros qui a bien plus en commun avec les loups qu'avec ses camarades, on sait qu’on tient là le digne chef d’oeuvre que l’on était en droit d'attendre de la part de ce cinéaste. Aussi intransigeant dans l’élaboration de la psychologie de ses personnages et du groupe (quitte à mettre parfois de coté la notion de rythme) que dans la facture visuel qu’il élabore ingénieusement autour d’un récit somme toute assez simple (les interactions rêve/réalité sont, à ce titre, à tomber !), Joe Carnahan nous piège progressivement dans un majestueux enfer glacé d’ou émerge de foudroyantes pointes d’émotion. Ce drame, mêlé à des péripéties physique d’anthologies, joue finalement la carte ni de l'entertainment, ni du gore, mesurant avec pudeur la brutalité du récit sans jamais sombrer dans une sauvagerie malsaine, et peignant sagement le bouleversant portrait d’un héros brisé, passeur de morts, tout en laissant les personnages satellites donner leur voix au chapitre, rendant alors leurs disparitions d’autant plus déchirantes. Poétique, Le Territoire Des Loups balise donc son propre chemin au coeur de l'epaisse forêt cinématographique, s'écartant des canons du genre pour nous livrer LE survival que l’on était en droit d’attendre de la part de ce talentueux réalisateur qu’est Joe Carnahan.

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> La prestation de Liam Neeson

> Le magnifique travail livré sur la bande-son (la sublime musique composé par Marc Streitenfeld et la qualité des bruitages)

> Des décors somptueux et une réalisation puissamment immersive

> Les élans poétiques grandioses et bouleversants

> L'attention apporté aux personnages, aussi clichés soit-ils

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> Le personnage de Diaz, qui en fait un peu trop dans le genre "réac cynique" (mais qui fera l'objet d'une agréablement évolution psychologique)

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LA SCENE QUI TUE !

Le monstrueux crash aérien, ou Joe Carnahan préfère l'immersion viscéral plutôt que la mise en spectacle. On ressent alors chaque turbulences, chaque secousses, comme si on y était. De quoi vomir son quatre heure !