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Genre : Polar

Réalisateur : William Friedkin

Synopsis :

A Brooklyn, le détective "Popeye" Doyle et son coéquipier, Buddy Russo, tentent de démanteler un réseaux sur le point de recevoir une importante cargaison de drogue en provenance de Marseille.

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Avis :

Avant 1971, William Friedkin était inconnu du grand public, mais bien connu des studios pour trimbaler un projet de polar sous ses bras de jeune réalisateur. Un projet qu’il finira par mettre en scène, prenant alors la forme de ce French Connection, thriller révolutionnaire en son temps et qui a acquis, au fil des années, la statut de film culte. Appartenant à cette vague du Nouvel Hollywood, William Friedkin fit entrée des procédés particulièrement atypiques pour l'époque, notamment l'esthétique documentaire d’un tournage entièrement en caméra porté et en décors réel. Des choix qui sont la source de nombres de petits défauts technique, mais également celle de nombreuses qualités. Car, derrière l'épaisseur enfantine du scénario se cache une incandescente détermination de pouvoir approcher au plus prés du quotidien de la brigade des Stups, contraint de composer avec le manque de subvention qui traduit le peu d'intérêt que porte le pouvoir sur le problème sanitaire que présente cet économie souterraine qu’est le trafic de drogue. Le long-métrage de William Friedkin en devient alors instantanément crédible, réaliste, et par conséquent extrêmement tendu, notamment lorsque le génie du cinéaste se met à construire des filatures d’une rare puissance formelle. Tout cela doublé par cette quête obsessionnelle du devoir qui irrigue le caractère d’un anti-héros aux méthodes d’investigations plus que contestables, et on aura alors une idée de ce que le long-métrage a apporté au polar contemporain. Le casting fait ensuite le reste, l'électrique duo Gene Hackman et Roy Scheider se mesurant ici avec force au dur labeur que vivent quotidiennement leurs personnages. French Connection ne semble donc pas avoir voler sa réputation de maître étalon du genre, qu’il semble confirmer au fur et à mesure des années.

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> Une distribution exemplaire, et deux révélations : Gene Hackman et Roy Scheider, tout deux impressionnants

> Les grandioses filatures qui peuplent le film

> Un récit qui pose les bases psychologiques du polar contemporain

> Le réalisme de l'entreprise, rarement pris en défaut

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> Les quelques petites baisses de rythme qui ponctuent le début du métrage

> La simplicité du scènario

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LA SCENE QUI TUE !

L'impressionante poursuite entre un tueur (Marcel Bozzuffi) planqué dans une rame de métro, et la voiture conduite par Popeye (Gene Hackman), située en contrebas. D'une saisissante complexité graphique, William Friedkin parvient à composer avec l'horizontalité du mouvement des véhicules et la verticalité de l'urbanité propre à Brooklyn. Renversant !