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Genre : Drame

Réalisateur : Danny Boyle

Synopsis :

Aron Ralston, vendeur d'equipement sportif, part seul en randonné dans le Blue Canyon. En descendant une faille, le rocher sur lequel Aron prenait appuis s'ecroule sur sa main, le retenant alors prisonnier.

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Avis :

Après un Slumdog Millionaire qui, s'il n'est pas le chef-d'oeuvre que semblait nous présenter les critiques à sa sortie, reste un honnête drame, Danny Boyle revient avec 127 Heures, un autre produit "tiré d'une histoire vraie" qui prend ici une toute autre forme sous l'impulsion du style du cinéaste anglais. Embrassé par un style MTV, père de la télévision moderne, qui symbolise parfaitement la philosophie d'une société dans laquelle évolue le héros, vouant un véritable culte pour la vitesse, l'adrenaline et la consommation de masse solitaire, ce huis-clos multiplie les frivolités visuelles et sonores, ainsi que les évasions temporelles (les souvenirs d'Aron) qui annihile alors tout sentiment de claustrophobie. Qu'importe, Danny Boyle cherche ici bien plus ici à construire une synthèse de notre mode de vie et d'en développer les conséquences sur la vie d'un homme dont la captivité va lui permettre de mesurer la véritable nature de son existence. Seul la bande-son originale, douce et solaire, composée par A.R. Rahman, vient pondérer légèrement cet écrin sur-vitaminé qui ne laisse aucune place au repos optique. Pour profiter pleinement de ce spectacle, il faut donc digérer l'esthetique très tape à l'oeil imprimée au métrage (qui, de prime abord, peu passer pour de la prétention), ce qui n'est pas chose aisé tant le réalisateur multiplie les effets de style et les sources vidéo tout au long des 90 minutes de bobines, ainsi que prendre conscience des limites imposés par la véritable histoire d'Aron (mais le classicisme de l'intrigue est compensé par le style et le propos sous-jasent qui pave la vie du personnage), auquel le charisme d'un monstrueux James Franco apporte l'ultime pierre à ce magnifique édifice de sensations et d'émotions.

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> L'incroyable performance de James Franco

> La réalisation de Danny Boyle qui, même si elle peut ne pas plaire, demeure l'atout majeur du film

> Une bande-son riche, entre morceaux rock et ballade décontractée

> Une photographie sublime signée Enrique Chediak et Anthony Dod Mantle

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> Le petit intermède sur le déterminisme et le destin, assez peu convaincant (même si on ne doute pas que cette idée ai traversé l'esprit d'Aron)

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LA SCENE QUI TUE !

La désincarcération barbare d'Aron Rolston (James Franco), contraint finalement de s'arracher le bras. Une scène violente, ou Danny Boyle déploie des trésors d'immersion visuelle et sonore, via l'utilisation du Mickey-mousing (les détonations de fusils marquant les diverses fractures que s'inflige le héros).