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Genre : Biopic

Réalisateur : Clint Eastwood

Synopsis :

En 1963, J. Edgar Hoover amorce l'écriture de ses mémoires retraçant sa carrière au Bureau d'Investigation, de ses premiers pas au poste de consultant, jusqu'a celui de directeur.

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Avis :

Une fois encore, Clint Eastwood cherche le sens de la vie à travers celle de J. Edgar Hoover, bureaucrate qui fut le directeur du Bureau d'Investigation, puis du FBI, pendant 48 ans. Mais comment garder son pouvoir intact ? Comment survivre au monde que l'on a engendré ? A l'image du personnage du Roi dans la célèbre pièce de Ionesco, le pouvoir d'Hoover diminue alors qu'il s'approche du crépuscule de sa vie. Celui qui inventa les fichiers d'empreintes digitales et qui affronta les politiques pour que son bureau obtienne plus de pouvoir deviendra un directeur détesté de tous. Dépassé par son goût immodéré pour le pouvoir, il deviendra paranoïaque. Prisonnier des pensées puritaines de sa mère, il refoulera son amour pour son numéro deux, Clyde Tolson. Passé et présent s'entremele ici dans l'écritue filmique comme dans l'esprit de Hoover, s'enfermant progressivement dans des mensonges qu'il s'est crée pour se donner plus de prestige. Le cinéaste et son scénariste, Dustin Lance Black, tente, avec un certain succès, de donner des explications aux part sombre de ce personnage au combien complexe. Mais, si le réalisateur est encore très à l'aise avec sa caméra, et qu'il bénéficie d'une exceptionnelle distribution (Leonardo DiCaprio, Armie Hammer, Naomi Watts en tête), forcé de constater qu'il a perdu son énergie. Car J.Edgar manque cruellement de punch, tirant parfois trop sur la corde (notamment sur la fin, interminable), et construisant des transitions parfois brouillonnent entre les deux périodes historiques que couvrent l'histoire. Enfin, le film n'insiste pas assez sur les méthodes d'investigations très contestables du personnage (seul l'évocation de dossiers secrets et sa brouille avec Neal Purvis sont esquissés). Mais qu'importe, le contenu de J.Edgar reste intéressant, et Clint Eastwood parvient à maintenir une brillante mise en scène, constamment en adéquation avec la mentalité de son héros. On en attendais certes beaucoup plus mais, à coté d'Au Delà, ce dernier long-métrage apparaît comme infiniment plus maîtrisé.

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> Le très bel éclairage donné à l'intimité de J.Edgar Hoover

> L'eclat d'un brillant casting, sans aucune fausses notes

> La très jolie bande-son signée Clint Eastwood

> Une mise en scène soignée qui s'accorde à merveille avec la psychologie du héros

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> Que de longueurs  !

> Un biopic qui manque clairement de vivacité

> Quelques transitions pas très soignées

> Des trous dans la peinture du personnage

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LA SCENE QUI TUE !

La découverte du squelette du bébé Lindbergh dans un tas de feuilles mortes, à quelques mètres de la maison familiale. Une vision d'horreur tétanisante, qui rappelle celle dont à accouché le réalisateur dans son diptyque sur la bataille d'Iwo Jima.