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Genre : Animation

Réalisateur : Steven Spielberg

Synopsis :

Tintin, célèbre reporter belge, achète une maquette de bateau qu'un mystérieux inconnu s'acharne à lui reprendre. Il décide alors d'enquêter sur l'histoire de ce navire et sur le secret qui entoure son existence.

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Avis :

Si, aux États-Unis, Tintin n'est qu'une vague silhouette qui évoque tout sauf une grande figure de la BD (au point ou le film ne sortira que dans deux mois chez eux afin de profiter d'un éventuel buzz), en Europe, il est adulé par des millions de lecteurs qui voit l'appropriation de l'oeuvre par le pourtant respecté Steven Spielberg comme un sacrilège. Pourtant, au regard du résultat, l'inquiétude n'aurait pas dû être de mise tant le film s'avère être parfaitement à la hauteur de la rencontre entre Hergé et Spielberg. Si, dans sa forme, le réalisateur applique à la lettre sa recette du divertissement millimétré avec une fougue que les années d'abscence derrière la caméra n'ont pas entamées, orchestrant des poursuites et des affrontements titanesques (dont une splendide escapade motorisé dans Bagghar) consolidé par une technique parfaitement renversante (les images de synthèses nous ont jamais parues aussi détaillées et réalistes), dans le fond, Tintin reste peu ou prou fidèle à l'esprit des dessins-animés et, à fortiori, de la BD dont il est extrait. Notre héros à la houppette conserve donc ici son sens de la déduction et de la justice patrimoniale (comme son contemporain, Indiana Jones), Capitaine Haddock reste le marin bagarreur et boit sans soif que l'on connaissait, et le tandem des Dupont-Dupond demeure encore aujourd'hui l'emblême du burlesque américain. La fluidité du mélange des références au monde créé par Hergé est exemplaire (en témoigne l'incrustation de l'Histoire de la Licorne dans le périple aride hérité du Crabe Aux Pinces d'Or) et rend d'autant plus plaisante et haletante cette aventure qui n'accuse jamais de sévère baisse de rythme. Une efficacité qui parait d'ailleurs un peu trop poussé à l'excés, mais qui, finalement, reste le meilleur moyen de nous happer dans cette magnifique aventure du début jusqu'à sa fin.

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> Techniquement renversant !

> L'esprit d'Hergé et celui de Spielberg se conjugue parfaitement

> La réalisation, qui exploite totalement la liberté qu'apporte la conception numérique du film

> John Williams demeure encore aujourd'hui un compositeur plein d'energie de d'inventivité

> Un rythme effréné...

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> ... un peu trop d'ailleurs

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LA SCENE QUI TUE !

Le magnifique générique d'ouverture, qui retrace à la fois aventures du reporter belge, mais également celles de Spielberg (sa forme n'est d'ailleurs pas sans rappeler le générique d'Arrête-Moi Si Tu Peux).