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Genre : Comédie

Réalisateur : Oliver Parker

Synopsis :

 Renvoyé du MI7 suite à une bévue au Mozambique, Johnny English s'est retiré au fin fond du Tibet dans une retraite spirituelle. Mais une mystérieuse organisation nommé Vortex, menaçant la tranquillité du monde, oblige les services secrets britanniques à faire appelle à English.

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Avis :

Dire que l'on attendait pas le retour de Johnny English est un doux euphémisme : on avait tous oublié la précédente frasque de l'agent secret le plus débile de Grande Bretagne, et son retour semblait être d'une inutilité publique. Huit années ont donc passées et avec lui de nombreuses comédies parodiques, des machines de guerres dont les nouveaux portes flambeaux sont Simon Pegg, Nick Frost, Edgar Wright, Jean Passe (et des meilleurs). Autant dire que la tâche ne sera pas de tout repos pour Rowan "Bean" Atkinson, et il va s'en acquitter avec son flegme habituel. Johnny English : Le Retour est donc un chapelet de perles burlesques made in Bean, à savoir une suite de gags "tarte à la crème" à la date de péremption un peu dépassée (le coup du siège qui monte et qui descend, si on nous l'a pas fait cent fois au cinéma...), mais qui ont tout de même leurs menus effets sur nos zygomatiques. Mais, au delà des blagues attendues (et pas toujours du meilleur tonneau), ce qui est intéressant d'analyser, c'est la façon dont le film s'inscris dans notre époque. La parodie s'articule ici bien évidemment autour de James Bond (la présence de Rosamund "Mrs. Frost" Pike, la petite séquence au casino), mais aussi de Jason Bourne, auquel le film emprunte sa réalisation camera à l'épaule. De plus, le film se moque comme il faut de l'espionnage moderne, qui a vendu son âme à des mécènes industrielles connu du grand publique (Toshiba pour ne pas le citer). Mais ce retour, finalement sympathique et non dénué d'energie, ne rivalisera pas bien longtemps avec ses concurrents : intrigue prévisible à souhait (le spectateur devine facilement l'identité du vilain), casting pas toujours très heureux (Gillian "Scully" Anderson dans un rôle des plus alimentaires, le mono-expressif Dominic West) et des longueurs (notamment sur la fin) tâchent partiellement ce long-métrage. Mais vu que l'on en attendait rien, le résultat est tout de même pas si mal !

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> Revoir Rowan Atkinson sur grand écran

> La bonne idée de parodier le merchandising de l'espionnage moderne

> Quelques scènes gentiment rigolotes

> Une réalisation plutôt énergique

> La musique, plutôt inspirée, de Ilan Eshkeri

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> Une intrigue ultra prévisible

> Pas mal de gags sont passablement ridicules (quand il ne sentent pas le déjà vu)

> Le final est un peu trop longuet

> Dominic West, dont l'abscence sur nos écrans est fort compréhensible au vu de sa piètre prestation

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LA SCENE QUI TUE !

Ou plutôt la femme qui tue ! Chaque apparitions (toujours magnifiquement amenées) de la tueuse/femme de ménage (Pik-Sen Lim) est un pur régale pour les zygomatiques.