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Genre : Drame

Réalisateur : Michel Hazanavicius

Synopsis :

En 1928, George Valentin est un des acteurs du muet le plus célèbre d'Hollywood. Mais, à la découverte d'un système pour rendre les films parlants, le Kinograph, studio pour lequel Valentin travail, décide de tout miser sur cette technologie et de mettre du sang neuf dans la production en embauchant la jeune Peppy Miller comme nouvelle égérie.

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Avis :

Mettons de coté de suite le culot de Michel Hazanvicius de nous livrer un film muet à une époque ou la majorité de la production nous immerge auditivement dans un torrent d'effets sonores et de musiques pour mieux nous divertir. D'une part parce que The Artist n'est pas dépourvu de musique (loin de là), d'autre part parce que des concepts ambitieux ne font pas toujours de grandes oeuvres (heureusement, ce n'est pas le cas ici). Ce parti pris nous permet surtout de nous ré-approprié le langage visuel et aiguiser nos yeux et notre perception à l'analyse des émotions humaines. The Artist, c'est finalement un magnifique ouvrage d'histoire qui nous raconte, de façon limpide, la transformation du Hollywood classique du muet à celui du parlant en nous replaçant dans la position d'un spectateur de l'époque. Le réalisateur fait donc un très juste constat des conséquences de cette avancée technologique, de la déchéance sociale puis morale des acteurs du muet qui l'accompagne, ainsi que de l'invention de la star "vitrine" de la nouvelle technologie et de l'expansion des premiers rôles féminins. On peut y voir ce que l'on veut dans ce long : un récit sur l'arrogance de l'artiste, une chronique sur l'avènement du dictât de l'argent dans l'industrie cinématographique ou un hommage aux résistants du muet (les points communs avec le destin de Charlie Chaplin sont nombreux). Dans tout les cas, on ne peut nier ni le génie visuel, narratif, et parfois sonore d'une oeuvre lumineuse conduite par Michel Hazanavicius et orchestrée par Ludovic Bource (pour la musique), ni le talent d'un casting quatre étoile brillamment représenté par le couple Jean Dujardin / Berenice Bejo. En résulte donc une splendide peinture d'une période que l'on est pas prêt d'oublier.

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> Un flamboyant cours d'histoire du cinéma

> Franchement, qu'est ce que c'est reposant de revoir des films muets !

> Jean Dujardin, Berenice Bejo, John Goodman et James Cromwell : un étincelant quatuor de pointure !

> La musique de Ludovic Bource parfaitement en accord avec le ton du film

> Lumière et réalisation au diapason d'un récit riche en sensation

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> Un poil long vers la fin (mais juste un poil !)

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LA SCENE QUI TUE ! (SPOILER)

La peur de l'arrivée du parlant cristallisé dans le stupéfiant cauchemar de George Valentin (Jean Dujardin), ou l'acteur se retrouve dans un monde ou chaque bruits, chaque mots viennent lui exploser les tympans.