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Genre : Animation

Réalisateur : Raja Gosnell

Synopsis :

Après une attaque surprise de Gargamel dans leur village, une poignée de Schtroumpfs sont happés par un vortex qui les transportent vers le New-York des humains. Ils vont alors chercher à regagner leur monde, tout en évitant leur ennemi juré, qui les a suivi dans ce monde parallèle.

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Avis :

Si les Schtroumpfs vous donnent de l'urticaire, si vous détestez leur irritante joie de vivre, et que vous avez plus l'âme d'Eric Zemmour que celui d'un enfant de dix ans, alors ce film n'est clairement pas fait pour vous. Réalisé par ce tâcheron de Raja Gosnell (Le Chihuahua de Beverly Hills et les Scooby-Doo : c'est lui !), Les Schtroumpfs est un exaspérant voyage au coeur de l'ennuie qui ne parvient même pas à être un tant soit peu divertissant ou chatoyant (une solitude d'autant plus prégnante quand on est planté au beau milieu d'une salle de marmots en délires). Il faut dire que, les petits bonshommes bleus mis à part, le design général du film s'avère être assez laid (pour preuve : ce fameux vortex qui aspire nos gais lurons bleutés ressemble curieusement à un tuyau de fosse-septique !). En même temps, il y en a de la bouse à évacuer dans ce long-métrage, en premier lieu les acteurs (si on peut encore les appeler comme cela). Entre l'inexpressivité désarmante de Neil Patrick Harris (vous savez, le type de How I Meet You're Mother !) et l'hyper-explosivité de Hank Azaria en Gargamel, on ne sait ou donner de la tête devant tant de talent. Il devient donc assez difficile (voir même impossible) de se raccrocher à quoi que ce soit tant cette "oeuvre" ne présente aucun intérêt : la réalisation est vraiment bof (en même temps, on en attendait pas moins venant du réalisateur), l'interraction entre les acteurs et les schtroumpfs fait un peu toc, la musique est inexistante (sauf deux chansons pop comme sait si bien nous le balancer les comédies américaines médiocres) et les morales, que l'on voit venir à des kilomètres avec ses sabots de jardinier, sont assommantes de mièvreries. Sinon, il y a quoi cette semaine au cinéma ?

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> La modélisation des Schtroumpfs, de bonne facture

> Deux sourires décrochés grâce à Gargamel

> C'est à peu prêt tout

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> Le jeu de Neil Patrick Harris digne d'une escalope de dinde

> Hank Azaria et Jayma Mays en font quinze tonnes

> La réalisation est quasi inexistante, tout comme la musique de Heictor Pereira

> Les péripéties et les morales qui ponctuent l'aventure sont ennuyeuses et lourdingues

> L'intéraction entre les acteurs et les bonshommes bleus est perfectible

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LA SCENE QUI TUE !

Ou plutôt la chanson qui tue ! En bons petits lutins joyeux, les Schtroumpfs chantonnent, tous les quarts d'heure, leurs hymne à la joie. Amplement suffisant pour être pris d'une calvitie précoce.