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Genre : Science-Fiction

Réalisateur : Steven Soderbergh

Synopsis :

Kris Kelvin, psychiatre, est appelé par un ami à venir sur la station Prométhée, en orbite autour de Solaris, afin d'aider son équipage à résoudre un problème d'ordre psychologique.

Solaris


Avis :

Steven Soderbergh est un "esthète" qui adore les défis et le prouve une fois de plus avec cet ambitieux remake du Solaris de Tarkovsky, lui même adapté du roman éponyme de Stanislaw Lem. Autant dire que le spectateur amateur d'aventures intérieurs, de récits méditatifs et désireux de se laissé embarquer dans une ambiance aux confins de la raison prendra ici littéralement son pied avec cette oeuvre d'une richesse et d'une beauté infinie. Steven Soderbergh nous sert sur un plateau d'argent une brillante histoire d'amour, cruel récit sur les illusions et la perdition d'un homme foudroyé par le suicide de sa femme et réanimé par sa réapparition miraculeuse au sein de cette station spatiale placé sur l'orbite d'une mystérieuse planète au propriété insoupçonné. Il devient alors intéressant de constater que ce psychiatre se laisse prendre au jeu de Solaris non pas par innocence, mais par volonté de racheter ces fautes afin de réintroduire la notion de plaisir dans son existence laissé vide par l'abscence de sa femme (accompagnant cette notion "d'éternel retour" intelligemment mis en valeur par la construction du film). Les mécanismes psychologiques que met en place le cinéaste sont d'ailleurs profonds et très complexes, invitant par conséquent le spectateur à retenter l'expérience afin d'en déceler toutes les subtilités. Le rythme lent du film peut par contre dégoûter certains spectateurs, mais forcé de constater qu'il contribue fortement à son immersion dans l'univers sonore, visuel et philosophique du film. Visuellement sublime, musicalement superbe et bénéficiant d'un casting impeccable et d'une mise en scène cohérente qui enferme comme une poupée russe ses différents niveaux de réalités, Solaris est un petit bijou qui n'est cependant pas taillé pour tous les publics.

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> George Clooney, Natascha McElhone, Viola Davis et Jeremy Davis forment un magnifique quatuor d'acteur

> La sublimissime photographie de Peter Andrews (qui n'est autre qu'un pseudo de Soderbergh), exprimant toutes les émotions que traverse le personnage de Kris Kelvin

> Le prodigieux ballet sonore composé par Cliff Martinez

> La complexité psychologique du scénario de Steven Soderbergh qui invite le spectateur à se replonger dans le film une seconde fois (voir une troisième et quatri!me fois)

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> Le rythme lent peut séduire... mais aussi harasser !

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LA SCENE QUI TUE !

L'arrimage du vaisseau qui amène Kris Kelvin (George Clooney) sur la station Prométhée. Un scène somptueuse accompagné par la non moins somptueuse musique de Cliff Martinez.