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Genre : Comédie

Réalisateur : Mark Waters

Synopsis :

Tom Popper est un brillant promoteur immobilier dont la réussite lui a couté son couple. Un jour, il apprend le décès de son père, grand explorateur, dont les relations se limittaient principalement au contact radio qu'il avait de temps en temps. Celui ci lui légue alors une caisse contenant un véritable Pingouin.

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Avis :

M. Popper et Ses Pingouins n'a rien à voir avec la drogue (quoi que...) mais est un film pour la famille, en particulier pour les marmots de moins de huit ans qui vous ampute d'un bras pour se goinfrer de pop-corn est autres friandises hors de prix pour passer la séance. Patinant sur le terrain de La Nuit Au Musée (en moins bien) et autre Alvin et la Chimpmunks, le film de Mark Waters a l'unique qualité de nous permettre de retrouver Jim Carrey sur grand écran. Mais, n'ayant pas la carrure d'un insubmersible (ni même d'un navire correctement charpenté), le film prend généreusement (et inévitablement) l'eau. Sur un canevas d'un classicisme toujours aussi étonnant aujourd'hui (le type plein aux as à qui tout réussit... sauf la vie de famille), M. Popper nous éclabousse d'un humour pipi-caca débile (Ahhhhh ! Le pingouin qui défèque sur la tronche de son maitre à toujours un curieux effet hilarant sur le jeune public) et de leçons d'humanités généreusement plongés dans le formole (et emballés d'une musique bien baveuse) qui a de quoi piquer les yeux. Ça passe pendant une demie heure, mais ça casse très vite lorsque le film vire dans le non sens le plus total (l'ex-femme, totalement ravit de voir le père de ses enfants transformer son appartement en glacier). Et non content de plonger son acteur principal, en total retenu, et une tribut de Manchot Pampou, dont l'intêret n'est que de livrer des gags regressifs (dont la comparaison avec Charlie Chaplin est le summum de l'insulte cinématographique), dans une production tout ce qu'il y a de plus ridicule, Mark Waters réussit à entraîner dans sa chute rien de moins que Carla Gugino, l'imposant Philip Baker Hall, l'inimitable Angela Arabesque Lansbury (revisitant les rideaux de son arrière grand-mère avec un certain panache) et Jeffrey Tambor. Il n'y a donc pas de quoi glisser sur la banquise en tapant des nageoires, le film n'a aucun intérêt hormis celui de revoir Jim Carrey.

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> Le plaisir de retrouver Jim Carrey

> Deux-trois blagues sympathiques

> C'est à peu près tout...

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> Un casting aussi prestigieux qu'inutile

> Un récit aussi prévisible qu'un discours de Claude Allegre sur le réchauffement climatique

> Les facéties de Jim Carrey en mode mineur

> La musique, au mieux casse-pieds, au pire chiante à mourir

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LA SCENE QUI TUE !

Comment ne pas citer ce magnifique final sur la banquise ou, en plus d'avoir un éclairage des plus bizarroïdes, on a le droit à une magnifique incrustation numérique ratée sur les grandes largeurs.