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Genre : Drame

Réalisateur : Iain Softley

Synopsis :

Prot, un curieux lunaire, débarque de nul part et prétend venir d'une autre planète : K-PAX. Confié au Dr. Powell, celui ci croit de plus en plus à la thèse de Prot et tente de convaincre son entourage familiale et professionnel.

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Avis :

Film passé inaperçu et démonté par une certaine critique, K-Pax n'est peut-être pas le film naïf que tout le monde semble nous faire croire. Car, derrière ce périple classique d'un Candide extra-terrestre au pays des Terriens, ou y pousse les multiples réflexions du mystérieux voyageur autour de l'organisation sociale et affective de notre monde, se cache en réalité une belle exploration de la théorie de Freud ("L'Homme n'est pas maître dans sa propre maison"). En effet, par ce postulat de départ assez original, le réalisateur divise son film en deux parties bien distinct : la première épousant la thèse de Prot en démontrant l'étrangeté bien réel du patient, la seconde étudiant le personnage sous un angle psychanalytique en cherchant à découvrir le trauma qui gangrène l'enveloppe charnelle qui accueille le voyageur. Prot devient alors à la fois un étranger pour nous mais également pour lui même. Et, afin de l'aider, le Dr. Powell, psychiatre blasé, prend fait et cause pour ce cas extra-ordinaire et va se nourrir des théories véhiculées par l'étranger, qui va également tenter d'aider ses co-patients à dépasser leurs schizophrénies. Alors certes, le film ne montre pas la dur réalité du milieu hospitalier, mais ce n'est pas non plus son champ d'action que de livrer un pamphlet sur les réalités de ce terrains. Iain Softley propose uniquement un film dépaysant, fort bien éclairé et mis en musique, laissant le spectateur maître de ses conclusions et enveloppé d'un pathos exquis transporté par un magnifique duo d'acteur composé de l'excellent Jeff Bridges et l'incroyable Kevin Spacey. K-Pax est donc le genre de film léger donnant suffisamment de profondeur à son sujet pour que le spectateur se sentent attiré par le délicat voyage proposé.

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> Le délicieux duo médecin/patient composé par Jeff Bridges et Kevin Spacey

> La nébuleuse photographie de John Mathieson (directeur de la photo pour Ridley Scott), qui donne au film une atmosphère new-age très séduisante

> L'évolution de l'histoire, brillamment menée et qui laisse le champ libre à l'interprétation du spectateur

> La douce partition composée par Edward Shearmur

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> Une ellipse mal amenée en début de métrage

> Quelques notes un peu naïve mais qui ne prétent pas trop à conséquence

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LA SCENE QUI TUE !

Prot (Kevin Spacey) débarque en pleine gare par un rayon lumineux ou flotte une petite poussière. Une imagerie fantastique hérité de Forrest Gump et sa célèbre plume tourbillonant dans les airs.