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Genre : Action

Réalisateur : John Frankenheimer

Synopsis :

Pete Aron, Jean-Pierre Sarti, Nino Barlini et Scott Stoddard sont quatre pilotes de Formule 1 qui se battent pour la victoire, parfois au péril de leurs vies.

Grand_Prix_1


Avis :

John Frankenheimer est un cinéaste extrêmement doué pour les courses automobiles (en témoigne l'affreux Ronin, dont la seul qualité résidait dans sa mise en scène des poursuites). Les origines de ce talent, c'est dans Grand Prix, son huitième film, qu'il faut les chercher. Le réalisateur nous livre ici une oeuvre époustouflante de réalisme, ou les courses, moment fatidique ou se cristallise toutes les angoisses et les rancunes des pilotes, sont filmés avec un souci constant d'éfficacité et de crédibilité. Dès lors, si on s'arrête uniquement à la technique de filmage, il devient très difficile de croire que ce film a, aujourd'hui, 45 ans au compteur. S'ajoute à cela des réflexions plutôt cohérentes et pertinentes sur la psychologie de ces coureurs, ainsi que de leurs relations avec leurs dévorantes passions. Malheureusement, si le film apparaît comme un divertissement dès plus solide, il n'est, en réalité, pas exempt d'une certaine mollesse, en particulier lorsqu'il s'agit d'apporter une dose de romance à l'histoire. Ce sont alors des pans entier de la première partie qui viennent ici freiner le rythme du long-métrage, apportant une dose de guimauve dont on se serait agréablement passé. Il en va de même pour les effets de style, qui semble plus tenir de l'esbrouffe esthétique que d'une véritable utilité dramatique. Enfin, dernier point : Antonio Sabato et Françoise Hardy sont horripilants dans leurs rôles respectifs, l'un en faisant trop, l'autre pas assez. Fort heureusement, ce ne sont que des pions sur ce vaste échiquier automobile (le film durant près de trois heures), ou le charisme de l'imposant James Garner emporte l'adhésion des spectateurs.

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> L'imposant James Garner, en pleine possession de son charisme

> Les époustouflantes courses automobiles

> Les différentes réflèxions autour de la relation qui noue les pilotes à leurs passions

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> Françoise Hardy, aussi bonne chanteuse que mauvaise actrice

> Un Antonio Sabato que l'on a envie de baffer à chaque fois qu'il ouvre la bouche

> La musique de Maurice Jarre qui, à force, devient soûlante

> Les split-screen et effets strobscopiques too much

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LA SCENE QUI TUE !

L'ultime course sur le Circuit de Monza en Italie. Vingt minutes de course très intense et riches en émotion, avec des sensations encore inégalées à ce jour. Définitivement culte !