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Genre : Polar

Réalisateur : Joe Carnahan

Synopsis :

18 mois après une sanglante arrestation, Nick Tellis, ancien agent inflitré chez les STUPS, est sorti de son chômage pour enqueter sur le meurtre d'un autre agent des STUPS, Michael Calvess. Pour mener à bien cette affaire, il doit faire équipe avec l'inspecteur Henry Oak, ancien coéquipié et ami de Calvess.

Narc


Avis :

Véritable bombe atomique malheureusement méconnu du public, Narc est un polar poisseux, corrosif et dérangeant qui met lourdement à l'épreuve la sensibilité du spectateur à travers une peinture très peu reluisante des autorités et des infiltrés. Dépeignant un univers dont l'incandescente froideur n'a d'égale que l'arrogance d'un Detroit, ou l'imposant centre-ville nargue les bas fonds laissés en friche par les politiques, le réalisateur Joe Carnahan ne prend pas de gant en ce qui concerne son ambiance et compose, avec sa ville, des personnages tragiques et profondément humain dans leurs interrogations et leurs erreurs. Dans cette atmosphère suffocante, magnifiée par les sonorités urbaines composés par l'immense Cliff Martinez, évolue Nick Tellis, agent autrefois drogué, faisant ici face à ses démons dans une quête plus personnelle qu'elle n'en à l'air, cherchant des réponses à son incapacité à mener une existence harmonieuse à travers le profil de cet agent assassiné, qui semblait entretenir une vie pour le moins équilibré. Un douloureux portrait complété par le personnage d'Henry Oak, inspecteur vieillissant dont l'harrasant quotidien et la douloureuse absence de sa femme lui a progressivement bouffé ses nerfs au point de le rendre totalement instable et incontrôlable. Sans concession, même jusqu'à son déchirant final, Narc est également marqué par une réalisation clippesque, brillante porte d'entrée vers l'identification afin de faire ressentir au mieux les troubles qui dévorent les personnages principaux. Et ce n'est pas l'eclatante distribution, mené par un Ray Liotta habité, qui viendra ternir le magnifique tableau de chasse d'une référence incontestable du genre.

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> Jason Patric est enfin à son avantage et est extrêmement convaincant face à un puissant Ray Liotta

> La réalisation clippesque ne tombe jamais dans l'exces

> La photographie froide, poussiéreuse et corrosive d'Alex Nepomniaschy

> Cliff Martinez, qui délivre une fois de plus une bande-son percutante

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> Ceux qui oseront dire que le film est nul !

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LA SCENE QUI TUE !

La révélation finale, qui marque l'ultime coup de grâce à la terrible quête d'équilibre de Nick Tellis (Jason Patric). Tout simplement bouleversant !