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Genre : Comédie

Réalisateur : Greg Mottola

Synopsis :

Graham et Clive, deux nerds anglais partis à San Diego afin d'assisster au Comic Con, se retrouve nez à nez avec Paul, un alien qui fuit le FBI.

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Avis :

Nick Frost et Simon Pegg parte avec Paul à la conquête du pays de l'oncle Sam en remuant la science-fiction populaire. Cela donne un divertissement hautement dangereux pour les zigomatiques.

Bien que le tandem Frost/Pegg survive encore à leur exile aux Etats-Unis, il doivent cependant composer avec le départ de leurs collaborateurs en chef : Edgar Wright, le réalisateur avec lequel ils avaient signés les délirants Shaun Of The Dead et Hot Fuzz. Mais, bien que ce Paul se situe en dessous de ces deux réfèrences de la nouvelle comédie anglaise (surement dû à l'abscence de Wright), on ne peut qu'être surpris pas la maitrise Greg Mottola, son remplaçant dérrière la camera. Non pas que l'on s'attendais à une bouse, mais juste à un petit divertissement bas de gamme. Heureusement, on se rertouve assez vite à sourire, puis à rire de bon coeur face aux gags et à l'humour pipi caca du film. Et même ceux qui ne sont pas amateur de ce genre d'humour appreciront le film à sa juste valeur : un trip détendu qui se laisse avoir avec beaucoup de plaisir. La gallerie de personnage, élèment essentielle à tout bonne comédie, est excellent. Que cela soit la jeune catholique qui se dévergonde au contact de l'alien, le monolitique agent du FBI ou ses deux sous-fifres con comme des passoires, les personnages présent nous font profondement rire, et ce même si il ne sont pas profondement originaux. Les acteurs jouent par ailleurs à fond la carte de l'outrance avec, en tête, un John Carroll Lynch totalement frais en pére catholique intégriste et le duo Bill Hader/Jo Lo Truglio délicieux en agents distraits. Sans parler du célèbre duo Simon Pegg/Nick Frost, éblouissant de connerie, auquel s'ajoute l'excellente Kristen Wiig, qui est moins un atout charme qu'un élèment scènaristique afin de rallier les jeunes filles à la vulgarité du film. Enfin, au sommet trône Paul, cet extra-terrestre libertin succulent brillament doublé par Seth Rogen.

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Question rythme, bien que le film n'echappe malheureusement pas à la linéarité du genre "road trip" (d'ou cette petite sensation de connaitre à l'avance les rebondissements qui vont suivre), le réalisateur donne beaucoup d'entrain à ce voyage au coeur des paysages de l'Ouest Américain et de la culture populaire Américaine. Car, ce qui fait rire dans le film, c'est aussi ce remixage des réfèrences à la science-fiction : Men In Black, Star Wars (ceux qui adore la musique dans le bar de Tatouine dans la trilogie originelle de Lucas seront aux anges), E.T., La Rencontre Du Troisiéme Type, SImon Pegg et Nick Frost ont pris un malin plaisir à tourner en dérision l'imagerie de la culture geek. On retrouve aussi l'aspect "action" déjà présent dans les précèdents films du duo. Bien que ses scènes ne pululent pas, elle sont tout de même suffisament bien emballé par le réalisateur pour livrer quelques menus frissons et de menus morceau de bravoure, rendu également possible par la composition entrainante d'un David Arnold inspiré. Autre surprise : l'intéraction entre l'alien et les autres protagonistes est impressionante à un tel point que l'on ne se rend même plus compte que Paul est un personnage entiérement numérique mais un individu fait de chair (verte) et d'os. Mais toute cette bonne volonté ne permet pas de nous faire oublier la linéarité du récit ainsi que quelques incohérences. Rien de bien méchant à en juger le résultat, mais c'est ce qui rend le film moins fou et inoubliable que Hot Fuzz et Shaun Of the Dead.

Paul est donc une bonne surprise qui assure un spectacle drôle et gentiement déjanté, le tout mené par une belle brochette d'acteur. Un road trip décalé qui n'echappe cependant pas aux piéges tendus par le genre.