Love___Autres_Drogues

Genre : Romance

Réalisateur : Edward Zwick

Synopsis :

Jamie est un coureur de jupon et un excellent vendeur. Après avoir été viré de son dernier emploie, il trouve une place comme commercial dans une grande boite de produits pharmaceutiques. Il rencontre alors Maggie, une jeune femme atteint de Parkinson.

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Avis :

Comme tous les réalisateur en perte de vitesse, Edward Zwick doit passer par la case "comédie romantique" pour entamer une nouvelle carrière.

Parlons bite et parlons bien. Oui, vous avez bien lu : aujourd'hui, on va parler galipette, de culbute avec Love & Autres Drogues. Étonnant d'ailleurs d'y retrouver Edward Zwick dérrière la camera, lui qui fût pendant très longtemps le M. Histoire d'Hollywood (Glory, Le Dernier Samourai, Blood Diamond, Les Insurgés). Il raccroche aujourd'hui ses vieux bouquins d'histoire tout poussiéreux au profit (ou non !) du genre comédie romantique. La bande-annonce promettait une romance et une comédie aux antipodes des belles romances, parlant de sexe sans tabou. L'histoire se situe en 1996 (on comprend une heure plus tard que c'est pour caser cette histoire de dopant sexuelle). Jamie Randall, fils prodigue jm'en foutiste faisant parler plus sa semence blanche que sa matière grise, devient commercial dans une grande société pharmaceutique américaine (titanesque pub pour Pfizer pendant les 1h52 que compte le film). Son but premier : faire prescrire plus de ZoLoft (médicament qui existe réellement) pour détruire le poids lourd du moment : Prozac. Pas besoin de vous faire un dessin : la première heure du film est une immense réclame pour le produit de Pfizer, qui a beaucoup moins d'effets secondaires que son concurrent. Enfin, là n'est pas le sujet du film. Alors, Jamie, muté dans l'Ohio, rencontre une femme, Maggie Murdock (nom qui sent bon la femme revêche), une Parkinsonnienne qui cherche, comme lui, des coups sans lendemains. Mais Jamie devient alors accrocs à cette fille mais elle, et plutôt réservée puisque, avec son handicape, elle n'a pas envie d'emmerder son concubin. Noter alors l'extrême originalité de l'intrigue ! Eh oui, dans un film de cette envergure, on n'a jamais vu un type tomber amoureux d'une femme malade, qui plus est atteint d'un Parkinson. Et puis, pour être encore plus subversif, on case du cul toutes les cinq minutes. Certes, on prend son pied, mais il n'y a rien de révolutionnaire la dedans et cela rend le film extrémement répétitif.

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Une heure plus tard, on passe dans le versant dramatique du film, mais toujours sans finesse. Edward Zwick nous montre alors le drame d'une femme qui vit avec le Parkinson : mega crise, ou notre Maggie n'arrive même plus à ouvrir sa boite de cacheton, elle écluse une bouteille de Smirnoff pour oublier son calvaire, et elle entre en éruption quand elle fait tomber son verre d'alcool. Autant dire que le réalisateur n'y va pas par le dos de la cuillére quand il faut montrer la déchéance. On entrevoit, lors d'une réunion des malades de Parkinson, quelque chose de réellement subversif : les témoins se moque de leur handicapes et d'eux même. Sauf que, la minute d'après, Zwick retombe dans la tragedie par l'intervention d'un mari, conseillant alors à Jamie de "partir avant d'avoir à ramasser la merde de sa femme". Que le film soit subversif (si on peut appeler cela être subversif), d'accord, mais être grossier et manquer de respect à ce point, c'est un pas qu'il ne faut pas franchir. On peut se consoler par cette jolie romance, ou l'amour escalade toutes les barrières de la vie... même si Maggie est vraiment une femme très chiante. Gyllenhaal et Hataway forme aussi un jolie couple, et l'alchimie est présente. Mais c'est peu pour un film qui est inutilement long, Edward Zwick se croyant encore à la tête un film historique sur la guerre de Corrée ou sur les conflits entre Russes et Tchetchennes.

Love & Autres Drogues à l'avantage d'avoir un couple sympathique en total harmonie. Mais le manque criant d'originalité et son incommensurable longueur en fait une romance totalement oubliable et dispensable