Red

Genre : Action

Réalisateur : Robert Schwentke

Synopsis :

Franck Moses, agent à la CIA à la retraite, est attaqué par son ancien employeur. Il part alors à la recherche des ses anciens co-équipier afin de mener un contre-attaque.

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Avis :

Après le sympathique mais ronronnant Flightplan, Robert Schwentke retente sa chance cette fois avec l'adaptation d'un comics qui s'inscrit dans la lignée du film d'action classique mais efficace.

Risques Effectivement Diminuées pour ce film qui n'ose pas grand chose, si ce n'est se faire une place au soleil dans le rayon film d'action détendu du bulbe. Visiblement fort de son amer expérience avec son premier film, le cinéaste à cette fois éliminer tous risques susceptibles de torpiller l'efficacité de son petit bébé. Du coup, Robert Schwentke organise son séquencier de façon extrémement basique : Rencontre - Explosions - Déportation. Le trip de Franck Moses devient alors très efficace et sans temps-mort, mais le risques qui se profile et que l'on rencontre inévitablement, c'est un coté attendu, sans surprise : on va faire un petit coucou à un ancien pote qui à bourlingué histoire de lui demander un petit coup de crosse, rencontre rompue par des agents de la CIA féroces, ce qui obliges alors les cibles déménager leur veilles carcasses à un autre endroit ou, accessoirement, ils peuvent retrouver un ancien copain de régiment prêt à les aider. Rien de bien frissonnant dans cet étalage de recettes de grand-mére. De même, les personnages sont Rigoureusement et Efficacement Destitués de toute psychologie. Outre une amourette drôle mais foncièrement surfaite (on a vu la même chose cet été dans Night And Day), et une histoire de Guerre Froide entre Victoria et Ivan, ses protagonistes sont assez vides, n'existant que par des savoureux traits de caractéres archétypaux (l'ancienne cible devenu paranoïaque, l'ancien du KGB qui se morfond dans la Vodka, la secrétaire godiche lisant des romans de gare à l'eau de rose).

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Mais, malgré ce camouflage de film d'action mercantile sans folie et sans véritablement d'identité, Red Raboule Énergiquement la Denrée. Le rythme, bien que linéaire et sans surprise, permet de ne pas user la matière grise du spectateur, qui se contente de regarder et de relier les menus informations distillé dans le film, et apportant suffisamment de dépaysement entre les différente scènes pour ne pas se laisser envahir par l'ennuie. Les séquences faisant parler la poudre file régulièrement des frissons, en particulier la bouillonnante attaque chez Moses ou bien le volcanique final dans les couloirs et le parking d'un grand hôtel. A coté, la réalisation typique de Schwentke (c.f. les multiples mouvements de camera dans Flightplan) trouve ici totalement sa place, tout comme sa Rutilante, Excitante et Dynamique photographie, collant ainsi parfaitement aux origines graphiques du récit. La musique de Christophe Beck offre en parallèle une atmosphère électrique et groove qui prolonge pleinement ce coté "brute totalement déglingué". Le tout avec des acteurs qui campent des personnages qui ont tous leur place dans l'aventure (mise à part celui interprété par Mary-Louise Parker, présent uniquement pour apporter une caution romantique au film), et dont le plaisir de batifoler dans le bain de la dérision est extrémement communicatif, en particulier John Malkovich, tout simplement irrésistible dans un rôle sur mesure pour lui, et Morgan Freeman, adorable en papi funky.

En résumé, Red et un film Routinier Extrêmement Divertissant. Rien de bien révolutionnaire donc, si ce n'est de convoquer une brochette d'acteur composé d'anciennes vedettes qui ne se prennent visiblement plus au sérieux.