Alien

Genre : Science-Fiction

Réalisateur : Ridley Scott

Synopsis :

Le Nostromo, vaisseaux de commerce, capte un signal provenant d'une planète en apparence inhabité. Son équipage décide d'aller sur place afin de découvrir son origine.

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Le Bluray

Franchement, il n'y a rien à redire sur cet encodage, rendant justice au film de Scott. Une profondeur de champ extra-terrestre (voir la capture ci dessous), une netteté diabolique, des couleurs flamboyantes et des contrastes et des noirs magnifiques, le tout gardant de l'épaisseur avec un jolie grain. Un résultat à s'arracher les yeux des orbites, dont on pardonnera très facilement et deux chti'chute de netteté.

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Avis :

Ridley Scott signe en 1979 une œuvre implacable, culte, indépassable, créant une passionnante mythologie autour d'un monstre affreusement séduisant.

Impossible de na pas y voir dans ce récit de la découverte d'un nouveau spécimen une parabole sur la maternité. Il y a d'abord Ellen Ripley, capitaine au tempérament de feu, une femme d'apparence androgyne, au physique séduisant mais au comportement profondément masculin. Il y aussi ce "Facehugger", créature rampante, mi arraigné - mi serpent, espèce de vagin sur patte qui vient introduire chez sa victime un embryon afin de donner naissance à cet immense xénomorphe que l'on connait tous. Enfin, il y a cette scène du diner, ou l'hôte d'un futur alien est pris d'une brusque envie de pâte (à l'image d'une femme enceinte), et qui va, dans l'instant suivant, accoucher douloureusement de sa progéniture non désiré. Alien comporte donc de nombreuses allusions sexuelles, devient le reflet d'une société qui à le pouvoir désormais de choisir de donner la vie ou de la reprendre. Les personnages sert magnifiquement cette intrigue fouillé, profonde, et surtout intelligente. La présence de cet étrange médecin symbole d'une déshumanisation monstre du domaine médical, ou cet ordinateur de bord (surnommé "Maman") qui n'hésite pas à sacrifié ses bébés (ou équipage) viennent renforcer une intrigue déjà parfaite.

Sans parlé du design du film qui est tout bonnement fabuleux. Le design osseux composé par H.R. Giger nous immerge dans une ambiance organique envoutante. On passe du cadre métallique, déshumanisé du Nostromo au profondeur de cette planète battue par des violentes tempêtes, vestige d'une civilisation passé (le vaisseaux abandonné, l'énorme Space Jockey qui trône dans le vaisseau). Un décors magnifique, qui suscite chez le spectateur à la fois l'effroi (un univers mort ou en végétation) et l'admiration (on a envie de découvrir le reste de cette planète). La conception ensuite des deux monstres est exceptionnellement crédible. Le design du Facehugger bien évidement, mais aussi celui de l'Alien, créature mythologique en puissance (entremêlant le physique de plusieurs animaux). La musique de Jerry Goldsmith donne d'ailleurs dans le coté fantastique et fantasmagorique, sans pour autant négliger une certaine angoisse, une terreur latente. Enfin, l'interprétation des acteurs est remarquable, en particulier Ian Holm, magistral en médecin sans scrupule.

Alien est donc un monument du 7éme art, une expérience cinématographique implacable et unique rendu possible par une conception artistique monumentale.