Le_Jour_D_Apr_s

Genre : Catastrophe

Réalisateur : Roland Emmerich

Synopsis :

Lors d'une mission en Antarctique, le professeur Hall assiste au détachement d'une partie de la banquise. Il tente alors de prévenir les autorités de l'imminence du changement climatique.

Le_Jour_D_Apr_s_2


Avis :

Le bourrin Emmerich sort sa philosophie avec ce Jour D'Aprés, chronique friquée et hollywoodienne de l'écologie, qui se permet quand même quelques audaces bienvenue.

Emmerich n'est pas homme à faire dans la dentelle ou la porcelaine de Limoges. Il débarque donc avec ses gros sabots avec un énième film catastrophe à visé écologique. Alors certes le film n'échappe pas aux codes du genre : des personnages très basiques (une mère pleurnicharde au possible, un père scientifique seul contre tous), des ressorts ultra classiques (une amourette cachée, un malaise entre le père et le fils) et toujours ce petit attachement patriotique de la part d'Emmerich avec ses éternels plans sur le drapeau Américain flottant dans les airs. Pour autant, le réalisateur prend cette fois un peu de distance avec le patriotisme vulgaire de Independence Day pour botter gentiment mais surement le cul des Etats-Unis. Tout d'abord, le président ultra courageux fait place cette fois à un autre totalement inutile, transparent, qui est secondé par un vice-président qui prend le pouvoir de façon souterraine. Ensuite, les Etats-Unis se réfugie chez les Mexicains avec cette scène de traversé du Rio Grande, mettant ainsi en exergue l'égoïsme d'un pays qui pense surtout à sa poire. Voila quelques petites notes "subversives" qui viennent pimenter un peu l'intrigue.

Mais il faut compter également sur le versant spectaculaire du film. Bien que la réalité scientifique est foulé du pied par le réalisateur (le climat se disloquant ici en moins d'une semaine ce qui est techniquement irréaliste), le film n'en garde pas moins une certaine puissance dans le message délivré. Car il est difficile de ne pas être heurté par les images apocalyptiques d'un Los Angeles sous le feu des tornades ou un Manhattan sous les eaux. Le divertissement est donc assuré (bien qu'il y ai une baisse de régime après la déferlante de catastrophes naturelles) et le message passe comme un email : on doit prendre conscience que notre race n'est pas éternel et qu'il faut conserver au mieux notre atmosphère pour assurer notre continuité. Un message qui, à l'époque de la sortie du film, n'était pas forcement très courant et ou la vague écologique n'avait pas encore atteint les chaumières du monde entier. Ce film sortirait aujourd'hui, il serait perçu comme très consensuel et inoffensif. Pour le reste, il n'y a rien de bien méchant ou d'étonnant : les effets spéciaux sont bien meilleurs que les acteurs, correctes soit dit en passant (Dennis Quaid, Ian Holm et Jake Gyllenhaal en tête).

Le Jour D'Aprés est donc un divertissement au dessus de la moyenne car bien foutu et moins patriotique ou excessif que les autres productions de son "auteur".