Toy_Story_3

Genre : Animation

Réalisateur : Lee Unkrich

Synopsis :

Andy part à l'université et il est l'heure pour lui de faire le ménage dans la chambre. De peur de se retrouver au fond d'un sac poubelle, Buzz et les autres décident de se cacher dans le carton qui les conduira à Sunnyside, une garderie, entrainant Woody malgré lui dans cette nouvelle aventure.

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Avis :

15 ans après de l'excellent premier volet, suivit d'un second tout aussi délirant, l'équipe Pixar remet le couvert avec ce troisième numéro qui réussit à surpasser ses prédécesseurs.

Dés la séquence d'ouverture, le film donne le ton : plus gros, plus d'aventure. Un véritable hommage au western d'une part avec le cadre et la musique (référence à La Conquête de l'Ouest), mais également aux anciens jeux d'Andy, ou l'on retrouve Bart le Borgne (excellent M. Patate) et le cruel Dr. Cote de Porc (Bayonne, truculent). Une séquence d'ouverture avec explosions, bombe nucléaire de singe furieux, et chien bouclier plasma. Puis ce que l'on redoutait arrive : on retrouve Andy, jeune, devant la camera de sa maman, avec, en fond sonore, l'inénarrable chanson de Randy Newman. Une pointe d'émotion surgit avant d'être désamorcer par Rex, Bayonne, Patate et les autres. On apprend également que Siffli à morfler, tout comme la Bergère et le Cadre Magique. Et puis Andy fait ses valises pour s'exiler à l'autre bout du pays, il y a l'irruption du quiproquo déclencheur et les voila tous à Sunnyside, île paradisiaque pour les jouets oubliés et mis sur le banc de la société. C'est beau, coloré, accueillant, mais tous cela cache bien des choses, plus sombres encore que leur désespoir. En attendant, le spectateur prend son pied, le sourire jusqu'aux oreilles d'avoir retrouvé sa bande de jouets préférés. Surtout que l'animation est splendide, gardant l'esprit retro des anciens métrages tout en apportant de la couleur et du détail aux décors et personnages.

Et là, une fois de plus, c'est le festival de référence : La Grande Évasion, Mission Impossible, Le Parrain : tout est là, avec une énergie à en faire pâlir plus d'un. Une folie qui emmène dans ses bagages un sens aigu de l'humour. Le coup du M. Patate pita est hilarant, tout comme le Buzz Flamenco. C'est délirant, on rit énormément, chacune des scènes est déformé et amplifié afin de pousser un peu plus la caricature et la dérision (la musique volontairement angoissante lorsque les gosses torturent Buzz et les autres). Plus de références rime ici avec plus de personnages. Et là, Pixar n'a pas fait dans la dentelle : un Ken métrosexuel qui tente de s'affirmer, Lotso, le gros nounours qui sent la fraise, ou bien encore Rictus doublé par Grand Corps Malade (un grand moment de poésie en perspective). Le doublage est d'ailleurs toujours au poil, notamment Benoit Magimel, brillant en Ken, ainsi que Frédérique Bel en Barbie. Il y a également plus d'humour qui accompagne les nouveaux personnages, et aussi plus d'action, avec un grand final tétanisant dans une décharge municipale. Mais c'est aussi plus d'émotions, avec un magnifique et poignant adieu avec cet épilogue qui fera pleurer dans les chaumières.

Toy Story 3 est donc un film divertissant, drôle, émouvant. Les trois règles d'or de la recette à Pixar marche toujours aussi bien et ne nous épuise pas. En priant que le prochain soit du même tonneau.