fourteen_hundred_and_eight

Genre : Fantastique

Réalisateur : Mikael Hafstrom

Synopsis :

Mike Enslin, écrivain minable, reçoit une lettre du Dolphin Hotel ou est inscris un mystérieux message "n'entrez pas dans la chambre 1408". Il décide de ne pas suivre cet avertissement, se rendant a cet l'hôtel afin de louer cette chambre.

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Avis :

Les romans de Stephen King ne font pas toujours la joie des cinéphiles pour, au final, finir dans la cuvette des toilettes. On est donc tout à fait en droit d'arriver à reculons devant Chambre 1408.

Oh miracle ! Cette nouvelle adaptation est de bonne facture ! On pourrait la comparer à Fenêtre Secrète, ou Coeur Perdu En Atlantide dans son coté à la fois intimiste et doucement déjanté. Le pitch : Mike Enslin, écrivain miteux qui survit à la mort de sa fille en faisant la tournée des maisons hantée, est propulser à New York dans une chambre pas très catholique. Est pour cause : c'est le malin qui a élu domicile afin de s'amuser à émasculer et carboniser les clients les plus témèraires du coin. C'est alors que s'engage ce grand huit qui privilégie allégrement le pelotage de nerfs que les sursauts. Un film d'horreur à l'ancienne, qui mise beaucoup sur son fond de commerce archi-cuisiné (ectoplasmes torturés, miniaturisation de gérant d'hôtel, plongée en eau trouble) afin de combler le manque abyssal de frousse pur. Ici, on assiste donc à un massacre en règle d'un type profondément détruit par la mort de sa fille, qui noie son incapacité à tourner la page en se prouvant, avec une louche d'ironie, qu'un au delà existe pour les âmes damnées. L'intrigue et le décors du film ressemble à si m'éprendre à du Shining, le classicisme en plus et le talent de Kubrick en moins. La chambre 1408, c'est un peu la boite de pandore ou est enfermé les démons intérieurs de ses occupants. Le film exploite cet aspect avec beaucoup d'efficacité, arrivant même quelque fois à nous perdre en fiction et réalité, à quel point que l'on sait plus démêler le vrai du faux. L'objectif premier du métrage est remplit : perdre le spectateur dans un flot continue de bizarrerie et on se prend volontiers d'empathie pour se lamentable et pathétique type qu'est Mike Enslin, seul face à ses démons.

Il faut dire que l'interprétation de Cusack fait lourdement pencher la balance. Il se plie en quatre quart pour donner vie à la folie de plus en plus démoniaque de son personnage, s'arrachant les tifs et longeant les coursives de cette chambre avec son regard de fou dingue totalement submergé par ses émotions. Une performance de premier ordre par un acteur talentueux et crédible au possible. On retrouve face à lui Samuel L. Jackson, qui campe un personnage peu présent à priori. Seulement, on ne peut que se poser la question du véritable rôle de ce type : n'est t-il pas simplement le diable lui même ? Question en suspend, tout comme cette fin, très voire trop ouverte, laissant délibérément mais maladroitement l'état psychique du héros en pointillé. La qualité technique du film est également au rendez vous, avec des très bon effet, certains vraiment surprenant, insufflant la dose de magnétisme nécessaire pour adhéré aux univers que propose cette chambre. Enfin, la réalisation, bien qu'académique (rien de très recherché visuellement), tient bien la route, tout comme la photographie, très élégante.

Chambre 1408 est donc une adaptation de qualité, même si, à l'instar des œuvres de King, celle ci manque de subtilité et d'originalité.