Robin_des_Bois

Genre : Action

Réalisateur : Ridley Scott

Synopsis :

Durant la croisade de Richard Cœur de Lion en France, Robin Longstride usurpe l'identité de Robin Loxley, mort lors d'une embuscade, afin de rentrer au pays.

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Avis :

Après moult réécriture, Ridley Scott a pu enfin mettre en scène sa version de Robin Des Bois. Une version rajeunit, plus adulte mais qui manque de sel.

Le film démarre pourtant sur les chapeaux de roues avec le siège d'un château fort Français. Une séquence durant laquelle Ridley Scott prouve une fois de plus son talent de metteur en scène épique. Une scène qui met en place aussi bien l'armada de l'époque (arbalete, épée, arc, bélier) que ses personnages (Richar Cœur de Lion, Robin Longstride, Robret Loxley, Petit Jean). Mais voila, dés le départ, le film s'éparpille dans des intrigues subsidiaires très brumeuses entre Jean, frère de Richard, Le Roi Phillipe et Godefroy. Des intrigues qui se multiplient encore arrivé à la deuxième demi-heure, avec l'incursion des problèmes agricoles de Lady Marianne ainsi que le désaveu complexe de William Marshal. En envoyant alors toutes ses informations quasiment en même temps, le cinéaste perd le spectateur dans son histoire, ce qui, par conséquent, alourdit la lecture du film. Un gros point faible qui pèse énormément dans la balance du film étant donné qu'il dure près de 2h20, et qu'en une heure de temps, on est déjà un peu lessivé. En revanche, ce qui rattrape ces intrigues de cours, c'est le traitement très juste qui leur est réservé. Que ce soit les histoires de cœur de Marianne, la trahison de Godefroy, ou le poids de l'héritage qui pèse sur Robin, la narration ne tombe jamais dans la guimauve ou le romantisme sirupeux.

Vient ensuite la seconde pellicule, qui se révèle plus centré sur le personnage de Robin Longstride, son premier forfait et son passé, auquel la participation de Loxley père demeure une énigme passé sous silence. Robin devient ensuite un héros malgré lui alors qu'il n'a cessé d'être l'illégalité pure ("En tant de crise, les hors-la-loi sont des héros" clamait la phrase d'introduction). Cette époque semble devenir la notre, entre le désaveu général sur une guerre devenue impopulaire (c.f. l'actuelle guerre en Irak), les problèmes financiers qui en découlent ainsi que des reprises d'évènements propre à l'histoire contemporaine de notre monde (la première partie de l'attaque de Notthingham avec une référence voulue ou non aux chambres à gaz, le débarquement final). Une seconde partie bien plus rythmée donc, bien plus équilibré aussi au niveau de la narration, se clôturant sur un débarquement final titanesque sur les plages d'Angleterre. La réalisation et la magnifique photographie apporte beaucoup au film, notamment en terme de réalisme et d'atmosphère, et les acteurs sont tous excellents, en particulier la magnifique Cate Blanchett, réussissant à voler la vedette à un Rusell Crowe égale à lui même.

Robin Des Bois est donc un divertissement haut de gamme mais qui n'est pas le meilleur du réalisateur à cause d'une mise en place beaucoup trop chargée.