Destination_Finale_4

Genre : Fantastique

Réalisateur : David R. Ellis

Synopsis :

Nick et ses amis vont à une course de stock-car. Au cours de cette course, Nick à une vision prémonitoire morbide : il assiste à un terrible accident durant la course, entrainant ainsi la mort de ses amis. Pris de panique, il sort du stade accompagné de ses copains, déjouant ainsi le plan de la mort. Mais la faucheuse ne s'arrête pas là et compte bien reprendre la vie de ses pauvres adolescent.

Destination_Finale_4_2


Avis :

Le reprise de la série Destination Finale par David R. Ellis, réalisateur de l'excellent Destination Finale 2, s'annonçait sous les meilleurs hospices. Malheureusement, la déception n est vraiment de taille.

On sentait déjà avec l'épisode trois que la saga perdait en souffle et en ingéniosité. Le studio pensait que remettre David R. Ellis et y ajouter la puissance de la 3D allait relancer la saga. Peine perdu puisque on se retrouve avec le pire épisode de la saga. Déjà que le troisième ne brillait pas des masses, celui ci défonce alors toutes les portes ouvertes par les précédents films. Pourtant, on sent la volonté de faire des meurtres un peu plus ingénieux, plus surprenants. Le rythme est là et c'est une des rares qualités que l'on ne peut décidément pas lui enlever. Mais les mises à mort demeurent tristes et sans relief (un comble pour un film en 3D). Celle du raciste est vraiment idiote (mais bien trouvé dans le fond), tout comme celle de la mère de famille superficielle ou encore celle du fameux cow-boy, sans compter le gros foutage de gueule lors de l'épilogue (les amateurs de rayon X seront aux anges). On ne retiendra donc que la séquence introductive, celle en montage alterné de la piscine et la machine à laver les voitures, et le final dans la salle de cinéma (qui fait un très beau pied de nez au procédé de la 3D). D'ailleurs, rien qu'en regardant le film en 2D, on voit les effets de la 3D : un pneu dans la figure, un bouchon de champagne qui voltige dans les airs. Comme quoi, on peut s'en passer de cette technique

Pour le reste, on peut difficilement tenir rigueur du jeu des acteurs puisque ce n'est pas le cheval de bataille du film. Mais il est quand même préférable d'avoir des acteurs charismatiques, sinon c'est pas terrible. On se retrouve donc ici avec des acteurs pas vraiment exceptionnels, pas vraiment crédibles. Bobby Campo est transparent au possible, les actrices (dont on peut aisément oublier les noms) sont très oubliables, et Mykelti Williamson est très peu inspiré. Sans compter l'honteux cabotinage de Nick Zano, jouant le bellâtre narcissique de service. Mais bon, comme je l'ai dit, ce n'est pas le premier soucis du réalisateur de former ses acteurs à l'Actor Studio. Autre problème : les dialogues. Ils sont toujours très simples, pétris de guimauves par moment, et extrêmement descriptifs. Mais le pire, c'est le scénario. Sachant que l'on a déjà côtoyer trois fois l'histoire de la faucheuse revancharde, il aurait fallu y insuffler un vent de nouveauté, histoire de surprendre le spectateur. Le résultat, c'est que le film joue sur le même registre que dans les volets précédents, à savoir enfiler les morts et nous faire croire de temps en temps qu'une échappatoire est possible (alors que l'on sait pertinemment que personne peut arrêter la mort).

Destination Finale 4 est donc l'épisode de trop en ne renouvelant pas le genre. Il se contente d'aligner les mises à mort, dont l'intérêt est somme toute très variable.