Le_Jour_De_La_Fin_Du_Monde

Genre : Catastrophe

Réalisateur : James Goldstone

Synopsis :

Sur une île du Pacifique, un foreur tente de prévenir le propriétaire de l'île et le gérant d'un grand hôtel de l'éruption imminente d'un volcan.

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Avis :

Le filon du film catastrophe commence à s'épuiser et Irwin Allen, emblématique producteur, le sent. En 1980, il produit alors son dernier film, Le Jour De La Fin Du Monde, ou il clos avec nostalgie la période dorée des films catastrophes.

Comme toujours dans les productions Allen, on se contrefout du réalisateur. Et pour cause : il ne fait que filmer et répondre au cahier des charges imposé par le producteur. On fait juste varier un peu les personnages et l'histoire. Donc, dans cette nouvelle "catastrophique" histoire, c'est un volcan qui menace la pérennité des affaires et des vies de cette magnifique île. La mécanique de l'intrigue marche très bien, toujours avec la même sauce que dans La Tour Infernal ou Poseidon : on présente dés le départ le problème (ici, une activité magmatique supérieur à la normal), on présente les personnages et ensuite on dégoupille la grenade pour au final mené un groupe de survivant dans une série d'épreuve. C'est donc du réchauffé, mais le fait que l'on marche en terrain connu permet aussi au spectateur de se sentir entre de bonnes mains. La présentation des personnages est toujours aussi pertinente que par le passée. Même si ils répondent toujours à des stéréotypes en vogue (le foreur tout droit sorti de la série Dallas avec son chapeau de cowboy, des touristes qui sont très bêtes), le film prend au moins un minimum son temps (à savoir une petite demi-heure) pour nous présenter les différents protagonistes. Et on sent bien le poids des précédentes productions de Allen dans l'éventail d'intervenants proposé : un couple de retraité, un homme de pouvoir, un représentant des forces de l'ordre, un homme fou d'argent et de femme. Bien évidemment, ceux qui semblent inutiles vont devenir essentiel pour la progression de la troupe, l'arriviste paye très cher son avarice et le flic va devenir plus un poids mort qu'autre chose.

Le poids de la nostalgie se ressent également dans le choix du casting. On retrouve Paul Newman et William Holden de La Tour Infernale, Red Buttons et Ernest Borgnine de Poseidon. On sent vraiment que le producteur voulait réunir sa famille du cinéma pour faire un dernier rodéo avant de raccrocher. De plus, les acteurs campent à peu prés les même rôles que dans leurs précédentes collaboration avec Irwin Allen : Newman un homme de terrain prévenant, Holden un propriétaire d'une chaine hôtelière, Borgnine un flic et Buttons un homme très sympathique (sauf qu'il est un peu escroc sur les bords). Une ressemblance poussée à l'extrême par la présence de James Franciscus en avatar de Richard Chamberlain (qui plus est en tenant presque le même rôle que son confrère) et Burgess Meredith remplaçant le Fred Astaire de La Tour Infernale. Coté femme, on retrouve la jeune et jolie Jacqueline Bisset ainsi que la très sexy Barbara Carrera. La structure du final ressemble également beaucoup à celui de Poseidon. Enfin, niveau action, on est plutôt bien servit. Outre le tremblement terre et tsunami que l'on nous sert en milieu de métrage, on a également quelques petites montées d'adrénaline, comme cette intense descente du cratère en nacelle. Seul gros point faible du film : des effets visuels qui ont pris vraiment un gros coup dans le nez (à comparé des précédentes production de Allen).

Le Jour De La Fin Du Monde est donc un honnête film catastrophe, dans la lignée des précédentes productions de Irwin Allen. On retrouve avec nostalgie des acteurs en grandes formes, qui donne tout pour ce dernier tour de piste.