Whiteout_2

Genre : Thriller

Réalisateur : Dominic Sena

Synopsis :

Alors que tout le personnel basé en Antarctique est renouvelé avant le début de l'hiver polaire, la marshal Carrie Stetko découvre un cadavre au milieu de la banquise.

Whiteout


Avis :

On peut pas dire que chaque film de Dominic Sena est très attendu. Après un 60 Secondes Chrono oubliable et un Operation Espadon sympathique et divertissant, ce petit soldat de plomb de l'industrie Hollywoodienne de bas étage revient avec Whiteout, un thriller neigeux tout ce qu'il y a de plus classique.

On pouvait craindre le pire avec Sena, surtout que les critiques ciné ont bien chauffés leurs BIC avec ce film. Pourtant, on est quand même loin de la purée d'excrément que nous avais promis les grand pontes de la revue cinématographique. On vas pas dire que c'est un chef d'œuvre, ni un demi chef d'œuvre, mais un gentil film de tueur, sympathique et divertissant. Tout commence avec un joli Antonov bourré de ruskov et de vodka (élément essentiel du bon russe) qui s'écrase en pleine banquise après que ses occupants se soit gentillement dessoudés à grand coup de Kalachnikov et de Tokarev (deuxième élément essentiel du bon russe). 60 ans plus tard, un cadavre vient pointer le bout de son nez, déterrant à la fois le terrible secret de l'Antonov et celui de Carrie Stetko, une séduisante marshal qui a trouvé en Antarctique un repos du guerrier bien mérité. Voila une belle histoire qui pue l'oseille, le coco et le cadavre décharné. C'est donc classique, ça piétine tous les films préexistants (The Thing pour les décors, D-Tox pour le coté nanar) et le film suit son cours sans se soucier de la psychologie des personnages (assez mince) ou d'être pris au sérieux (un contexte de tension international par le biais de l'agent des Nations Unis). On est donc dans de la production basique et légèrement nanardeuse qui se laisse voir sans réel déplaisir. On a même le droit à un petit twist final pas très remuant, pas très étonnant, mais qui clos correctement l'intrigue.

Plastiquement, le film est assez agréable à regarder, avec de beau paysage, de belles scènes de tempête et un beau balcon de la miss Beckinsale. Car le choix de cette actrice ne se repose pas sur son talent (totalement inutile dans ce film) mais bien pour son physique avantageux, permettant au cinéaste de déclypser quelques blagues salaces de circonstances (en gros, tout le monde veut avoir une fouille au corps). Même si l'actrice n'est pas exceptionnelle (sans pour autant être nullarde), ses avantages en nature, bien que cachés dans une combinaison de grand froid, font leur petit effet. Les autres acteurs sont pas mieux ni pires qu'elle : Gabriel Macht est assez neutre et Columbus Short bat en retraite. Seul Tom Skerritt semble se mouiller un peu, avec toujours son flegme et son air sympathique, interprétant un vieux docteur à l'aube de sa retraite. Les dialogues sont quant à eux assez usés, se contentant la plupart du temps de décrire ce qu'il y a sur l'image, délivrant de temps en temps quelques info supplémentaires assez dispensables. Enfin, les scènes de combats en pleine tempête sont plutôt pas mal, même si elles en rajoutent trop dans le suspens. Heureusement que John Frizzel est en grande forme avec sa baguette de chef d'orchestre pour compenser les carences en palpitation.

Whiteout est donc un film sympathique, loin d'être une daube, mais qui ne brille pas par son originalité et par son inventivité. Reste un divertissement sympatoche et agréable, dont on ne demandait pas non plus d'être le film de l'année. Aussitôt vu, aussitôt oublié.