La_Mort_Au_Trousse_2

Genre : Espionnage

Réalisateur : Alfred Hitchcock

Synopsis :

Roger Thornhill est un brillant publiciste de New York. Victime d'un quiproquo, il est pris pour George Kaplan, un espion Américain. Alors accusé de meurtre, il est poursuivit par un dangereux criminel Phillip Vandamm, ainsi que par les autorités.

La_Mort_Au_Trousse


Avis :

Alfred Hitchcock est l'un des plus grand cinéaste du siècle dernier. L'un des films les plus connu de sa période américaine est La Mort Aux Trousses, ou il réaffirme avec talent et grandeur son amour pour les films d'espionnages.

La Mort Aux Trousses est donc le porte flambeau de la consécration du cinéaste au rang de maitre du suspens. Car, même si ce film est le plus racé, le plus calibré et celui qui à bénéficié du plus gros budget de de la carrière de l'artiste, il garde néanmoins ces thèmes de prédilections qui ont fait de lui un avant-garde de la psychiatrie et du cinéma contemporain. On retrouve donc les même mécaniques et personnages chère au réalisateur : un homme, grand, beau, séducteur et à qui tout réussit; une femme blonde, belle et émancipée et une mère qui se révèle être une véritable paillasse qui pousse son fils un peu plus dans la mouise. Au fil de l'intrigue, le héros semble, en apparence, de plus en plus coupable, et l'aide de la jeune femme va se révélée aussi précieuse que potentiellement dangereuse. Les caractéristiques psychologiques du cinéaste transparaisse une fois de plus dans ce film : son dégout pour les oiseaux (ici remplacés par l'avion), sa désaffection pour la campagne (les évènements les plus menaçants, comme la poursuite en avion, se déroule en province), ainsi que le poids du passé (symbolisé par le Mont Rushmore). Ce film, en apparence grand public et simple, comporte toujours la patte d'Hitchcock.

Pour le reste, l'efficacité Hitchcockienne est ici imparable et implacable. La mise en scène parfaitement troussée du cinéaste sert parfaitement les séquences de hautes voltiges qui sont devenues cultes (la palpitante séquence de poursuite en avion et l'impressionnant final sur le Mont Rushmore), collant parfaitement à la simplicité du film et des intentions du réalisateur. Les séquences plus centrées sur les personnages et leurs motivations sont toujours aussi riches en information, développant par la même occasion les relations entre eux (Torhill / Kendall et Vandamm / Leonard) ainsi que les tenants et aboutissants de l'intrigue (servit par l'habituelle sauce Hitchcokienne "répéter 3 fois la même information"), le tout armé de dialogues toujours emprunts d'un second degré hilarant (la critique faite par Thornill sur les flics est aussi subtile que tordante). Les acteurs sont par ailleurs très à l'aise dans le film, avec un beau couple formé par Cary Grant et Eva Marie Saint, complété par l'excellent James Mason et Martin Landau. Question technique, même si le film à pris un léger coup de vieux, on ne peut que saluer le travail fournit par les décorateurs pour crédibiliser chaque séquences (en cela, la reproduction du Mont Rushmore est vraiment exceptionnelle). Enfin, la partition de Bernard Herrmann fait une fois de plus des merveilles, marquant de son empreinte orchestrale chaque séquence du film.

La Mort Aux Trousses est donc un film d'espionnage haletant et maitrisé pendant les deux heures que compte le métrage. Son statut de film culte est donc tout à fait justifié.