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Genre : Action

Réalisateur : Stephen Sommers

Synopsis :

Du désert égyptien aux profondeurs de la calotte glacière, l'équipe d'élite G.I. Joe, forte d'un équipement militaire et de techniques d'espionnage futuristes, affronte le trafiquant d'armes Destro et lutte contre la mystérieuse organisation Cobra qui menacent de plonger le monde dans le chaos.

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Avis :

Stephen Sommers n'avait rien fait depuis Van Helsing, qui commence un peu à dater. Fort des ses succès, la Paramount lui confie alors la direction de l'adaptation live des figurines G.I. JOE, pour le meilleur... mais surtout pour le pire.

Action. Quel petit mot pour temps de chose. G.I. JOE en regorge et en dégueule à tour de bras. Impossible de passer plus de cinq minutes pour faire un petit pipi ou la grosse commission. Sommers bourre sa dinde de séquences hallucinantes (la poursuite à Paris est très spectaculaire), avec l'aide précieuse d'effets numériques ultra voyants, et d'une musique totalement dépersonnalisé par un Alan Silvestri sans âme (et vas-y que je te balance des son electro et des gros badaboum). Le réalisateur en plus de cela nous balade un peu partout, de la France à l'Egypte, en passant par le pôle Nord et les Etats Unis. On est totalement dépaysé grâce à la magie des effets spéciaux (magnifique reproduction virtuelle des pyramides Keops Kephren et Mykerinos). Tout semble donc avoir été produit dans un hangar à fond bleu tant le film use et abuse de ses effets. Et en plus sa tire avec des fusils lasers, sa vol dans des vaisseaux spatiaux et sa court à la vitesse d'un tachyon (pour ceux qui ont vu K-Pax). Le résultat est donc totalement régressif, synthétique et sans originalité mais efficace.

Mais, ce résultat aurait pu passer comme une lettre à la poste si les scénaristes avaient été un peu inspirés. Parce que là, c'est le désert de Gobi en plein ramdam explosif. Rien, que dalle, tout juste un embryon de scénario et quelques éléments psychologiques venant décorer les attitudes des personnages. Ah que c'est triste le remord ! Que c'est beau l'amour indélébile et débile ! Que c'est moche le marché d'armes ! Mais que c'est beau quand des gros bras magnifiquement galbés en usent pendant les deux heures de film! Voila le florilége de sentiments qui sont sensés être illustrés par le jeu des acteurs. Sauf que même une planche à repasser est plus expressive que ce casting. Tout le monde joue le monologue du talent, s'échangeant des regard aussi froid qu'un cake au crevette. Mention spéciale à Dennis Quaid, qui à les mimines vissées sur les hanches tout le long du film. On peut juste baver sur le torse de Marlon Wayans et Channing Tatum (pour les dames !) ou sur les poitrines génèreusement bombées de Sienna Miller et Rachel Nichols (pour les messieurs !). Ne parlons même pas des dialogues, totalement convenus et sans importances (coupez le son lors des phases dialoguées, c'est bien plus supportable).

G.I. JOE - Le Réveil Du Cobra est donc un excellent film pourris de l'intérieur, qui s'en sort tout juste avec ces scènes d'action, totalement dingues et entrainantes.