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Genre : Fantastique

Réalisateur : M. Night Shyamalan

Synopsis :

Une vague de suicide s'abat sur toutes la cote Est des États-Unis. Un petit groupe de survivant tente alors d'échapper à cette vague.

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Avis :

On peut dire ce que l'on veut de M. Night Shyamalan, il a su, tout du moins jusqu'au très moyen La Jeune Fille De L'Eau, raconter des histoires très personnelles tout en ménageant un certains suspens. Mais là, il franchit la ligne jaune et propose rien de moins qu'un mauvais film.

Pourtant, Phénomènes démarrait assez fort puisque la première scène de suicide est plutôt réussie, donnant un bon avant goût de ce que pourrai nous proposer le film. D'ailleurs, les seuls moments qui sont réussis dans le film, ce sont ces scènes de terreurs, très bien entretenues et très efficace même si, pour certains, faire peur avec une brise ne fait pas grimper très haut le tensiomètre. Il reste que ses scènes là sont bien faites, bien accompagnées par la musique toujours très intimiste et ventilé de James Newton Howard, tout en y ajoutant un peu de sang afin "colorer" le film. Le thème du métrage est, par ailleurs, plutôt bien trouvé : la nature se retourne contre nous, certes, c'est du déjà vu mille fois en deux ans, mais le rôle de celle ci sur notre fin à nous, les humains, est bien plus original et surtout bien plus probable que tous ce que l'on a pu voir jusqu'à maintenant. De même pour la critique finale sur les gouvernements du monde et leur insouciances en ce qui concerne de telle épidémie.

Mais voila, cette belle base est tout simplement pilonnée, dynamitée, réduite en cendre par des éléments de scénario merdiques, transformant le film en dégueulis de guimauve indigeste. La brouille du couple, tout d'abord, aurait pu être utilisé comme une reconstitution par la cellule familiale des évènements extérieurs (un peu comme Hitchcock avec Les Oiseaux, dont le film de Shyamalan pompe volontairement les mécanismes), ce qui aurait donné un peu plus de complexité au film. Au lieu de cela, c'est une banale histoire de tromperie dinatoire répugnante de conformisme (depuis quand partager un tiramisu avec un collègue est il un crime !) présente dans le film uniquement pour combler les entractes entre deux scènes de suicide massif. Les acteurs sont également totalement à coté du film voir absent psychologiquement : Mark Whalberg est aussi inerte dans son jeu qu'une truelle, et Zooey Deschanel joue les carpes sous champignon hallucinogène. Le tout enrobé de dialogues écris sur trois bouts de papier cul et une fin vite torché.

Phénomènes est donc une grosse déception puisque, d'un postulat de départ attrayant, Shyamalan en a fait, avec quelques détails, un bon ratage à l'Américaine.