Alone_In_The_Dark

Genre : Horreur

Réalisateur : Uwe Boll

Synopsis :

L'agent Edward Carneby enquête sur un mystérieux fossile qui ne correspond à aucune espèce sur terre. Mais de mystérieux individus tente de récupérer cette relique. Il trouve alors une aide au compagnie d'Aline Cedrac, son ex-compagne anthropologue.

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Avis :

Uwe Boll est bien connu pour être un cinéaste aussi opiniâtre que totalement nul. Il est donc normal de rendre justice à ce bon vieux Uwe et au cinéma en générale : Oui il est nul, mais il met en sac ses films avec un tel savoir faire que l'on est obligé de s'agenouiller.

Indiscutablement réalisé par dessus la cuisse de Jupiter, Alone In The Dark est une boucherie pelliculaire qui s'inscrit inévitablement, de par le pedigree de son réalisateur et de par le résultat final, au panthéon des adaptations les plus atroces de tout les temps. Uwe Boll, dont la cécité artistique n'a d'égale que son impuissance de metteur en scène, ne trouve jamais les bonnes images pour illustrer ce qui ressemble à un fœtus de scénario. Conjuguant une ridicule scène de baise avec la chanson désormais culte de Youssou'n Dour (Seven Seconds), collant des ralentis à chaque cascades, par ailleurs loin d'être olympiques (voir l'hilarante poursuite dans un marché en plein air, véritable ode à l'inefficacité), le réalisateur s'embourbe donc joyeusement dans sa purée filmique avec un aplomb de kamikaze, sans pour autant mettre un frein à cette bêtise. Et ce n'est pas les éclats de violence, d'une banalité maladive, que le film va réussir à remonter la pente.

Autour de ce charivari, les acteurs quant à eux semblent totalement hors de leurs pompes, interprétant avec une fainéantise pachidermique des personnages de cartons pâtes. Alors que Christian Slater, guère plus charismatique qu'un concombre sur une bibliothèque, se ridiculise à chaque plan avec son Marcel blanc et son manteau en croute de porc, Tara Reid, elle, ne fait que courir et s'esclaffer comme une dinde, un chevalet coincé dans le cul histoire de se donner une contenance. Ce vide artistique s'explique par l'absence totale d'une direction d'acteur digne de ce nom (la séquence de terreur dans le musée est joué comme un épisode de Dallas) et un scénario anorexique et qui, en plus, n'a rien de commun avec le jeux vidéo, si ce n'est le nom des personnages. On se retrouve donc bien souvent à chercher un lien avec les jeux-vidéo alors qu'il n'y a aucun : décors, lieu, date : rien ne colle et on finit donc par s'endormir d'un œil, l'autre étant irrémédiable fixé sur la montre.

Une belle chiure que ce film, qui, à force d'accumuler des fautes de goût énormissimes et de laisser ses acteurs en mode ambulatoire, en devient involontairement drôle.