sunshine

 Genre : Science-Fiction

Réalisateur : Danny Boyle

Synopsis :

Une équipe d'astronautes et de scientifiques sont envoyé prés du soleil afin de larguer une bombe et de le revitaliser. Mais la mission s'avère bien plus périlleuse que prévue.

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Avis :

Après un petit intermède peu concluant dans le registre dramatique avec Millions, Danny Boyle revient dans un registre plus classique chez lui avec Sunshine, film de science-fiction mettant en scène une équipe de cosmonaute chargée de faire péter le soleil afin qu'il reprenne une seconde jeunesse.


Dès l'introduction, on sent que le nouveau film de Boyle n'est pas une grosse pompe à fric ou un film catastrophe genre Armageddon. En une scène, Danny Boyle explique les tenants et les aboutissant de cette mission en plein cœur de l'espace. Il pose également de suite un regard sur les différent protagonistes et dévoile l'élément qui va faire chavirer cette mission : le soleil et l'attraction mentale qu'il exerce sur l'équipage. Il dit tout cela en une seule séquence ou presque, montrant si besoin est que Danny Boyle est un excellent cinéaste. Deuxième choc : les images de synthèses. En gros, c'est magnifique ! Le soleil est magnifiquement reconstitué, et le cosmos n'a jamais été aussi profond et vide dans un film de science fiction moderne. Difficile alors à croire que ce film dispose d'un petit budget à en juger du spectacle numérique qui nous est offert. Plastiquement donc, rien à redire : Danny à dépensé sans compter dans les effets numérique. La suite de la scène d'exposition est assez simple et répond parfaitement au convention du genre : présentation de l'équipage, de leur mission et du mystère qui entoure l'échec de la mission précédente.


Par la suite, le film prend progressivement son envol vers le huis clos, au cours duquel les liens entre les différents membres de l'équipage vont se fissurer, alors que les éléments extérieurs se déchainent et qu'ils se rapprochent de plus en plus vers le soleil. Une partie qui témoigne du très gros travail apporté à la fois par le réalisateur pour le préparation des acteurs (qui ont vécus quelques jours dans une petite pièce), et par le scénariste Alex Garland sur la psychologie des personnages quand ils vivent pendant des années dans un caisson hermétique. Parallèlement, Boyle continue à solidifier son atmosphère grâce à la musique composée par John Murphy et Underworld, que l'on peu aisément qualifier de stratosphérique, et dévoile par la même occasion tout le talent de son brillant casting, bénéficiant de la présence d'un Cillian Murphy magnétique à souhait et d'un Chris Evans étonnamment convaincant et moins superficielle qu'a l'accoutumée.


Sunshine et donc un film de science fiction admirable, qui reste une des expériences les plus envoutantes et éprouvantes de la décennie