star_trek

Genre : Science-Fiction

Réalisateur : J.J. Abrams


Synopsis :


James T. Kirk et Spock, deux hommes que tout oppose, sont les seuls et uniques espoir de la galaxie face au cruel Nero, un Romulien en quête de vengeance.

Star


Avis :


J.J. Abrams est devenu, après avoir dépoussiéré la franchise Mission: Impossible, le croc-mort du cinéma hollywoodien : il déterre toutes les franchises pour les faire renaitre à sa façon. Il aujourd'hui chargé de dépoussiérer la saga Star Trek, avec ce que ça compte comme risques et périls.


Abrams met donc copieusement le cul entre les deux chaises, à savoir donner plus de classe et de nouveauté à une saga qui prenait généreusement la poussière (et qui sombrait au box-office), tout en restant dans la même trajectoire de l'ancienne série pour ne pas perdre les trekkies en route. Une alchimie complexe que J.J. Abrams arrive à concocter avec doigté. Il change donc légèrement les tenues (plus sportives), les acteurs (plus jeunes) et les effets spéciaux (progrès technologique oblige), et garde le signe Vulcain et Leonard Nimoy, qui, par ailleurs, est loin d'avoir un petit rôle de cette nouvelle histoire de conquête spatiale. Le tout mélangé, on obtient une mixture très homogène, avec un scénario qui reprend avec soin les fondamentaux de la saga, avec quelques énormes pirouettes risquées mais maitrisées et des ramifications temporelles très fumeuses mais dynamique. On y trouve également toujours beaucoup d'humour (mais moins que dans les films avec Shatner, qui versait en grande pompe dans la blagounette), et beaucoup de dilemme (celui de Spock est, pour ainsi dire, le fil conducteur de tout le film).


Mais l'autre intérêt de voir un tel film, c'est pour ces scènes d'action. Et là, avec Abrams aux commandes, on sait d'avance que ça va péter dans tout les coins : un excellent prologue sur l'attaque de l'USS Kelvin, une autre, formidable, sur la foreuse aérienne du fameux Nero, une poursuite dans la neige, et j'en passe et des meilleurs, le tout bénéficiant de la réalisation personnelle de Abrams, à mi chemin entre Michael Mann et Steven Spielberg. La musique de Giacchino, partenaire de Abrams depuis ses débuts que ce soit à la TV ou au ciné, rend parfaitement hommage à l'ancienne franchise et au travail de feu Jerry Goldsmith, tout en y imposant son style très particulier. Enfin, on ne peut que souligné le judicieux choix de casting : Chris Pine, bien meilleur acteurs que ce que nous laissait voir ses précédents films, Zachary Quinto incarne à la perfection Spock et le reste du casting donne un peu plus de matière au film. On regrette juste que Eric Banna ne soit pas plus "inventif" dans l'interprétation de son méchant, par ailleurs très bien écrit et construit.


On en ressort donc conquit de ce nouveau Star Trek, et on attend avec impatience un hypothétique (mais très probable) second volet.