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Genre : Action

Réalisateur : Brian De Palma


Synopsis :


Une équipe de l'IMF est envoyé à Prague afin de récupérer une disquette contenant les noms des agents de l'organisation. Mais la mission est un échec et seul Ethan Hunt et Claire Phelps survivent au massacre. Ils essaient alors de découvrir celui qui se cache derrière tous cela.

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Avis :

Premier réalisateur de cette saga qui compte trois (et bientôt quatre) épisodes, Brian De Palma aborde l'adaptation sur grand écran de la célèbre série TV Mission: Impossible comme un immense challenge à relever. Pour cela, il va prendre les bases de la série à rebrousse poil.

Car, par un des hasards du scénario de Koepp et de Zaillan, tout le monde meurt au début....sauf Ethan Hunt et Claire Phelps, femme de Jim, qui à passé l'arme à gauche après s'être tartiné de confiture de fraise. Cette scène ou l'on voit tout les membres de l'équipe se faire trucider les uns après les autres est magnifiquement maitrisé par De Palma, qui renoue avec son talent de maitre du suspens. Palma veut donc se détacher au maximum de la série d'origine, et ce qu'importe le prix que cela coutera au film. La garantit d'un suspens insoutenable mise en avant par cette séquence est respecté dans les grandes lignes : double jeu, scènes tendues comme un fil de nylon (la scène à sueurs froides dans la salle de l'ordinateur à Langley), mystère entourant la survit de Claire et de la présence possible d'une seconde équipe lors de la mission, tous ces ingrédients font du film une véritable bibliothèque à supercherie. Cette partie du film permet également au acteurs de jouer autre chose que sur leurs talents physique : Tom Cruise est très bon, tout comme Ving Rhames, Jean Reno et Jon Voight. Mais c'est surtout  Vanessa Redgrave et Emmanuelle Béart qui séduisent avec leurs magnifiques interprétations de femmes fatales et mystérieuses.

Une première partie parfaitement maitrisée jusqu'à la supercherie semi-finale énorme comme un semi-remorque, ou l'on voit un personnage censé être mort revenir à la vie dans une gare à Londres. Si le scénario était particulièrement bien ficelé jusque là, on tombe, en une scène, dans une espèce de pirouette assez fort de café, qui nous cloue aussi bien par son aspect inattendu que par sa structure excessive. Avait il besoin de ce cocktail de grosses ficelles pour aboutir à un complot machiavélique ? Peut-être, puisque, grâce à ce majestueux mais grossier retournement de situation, De Palma accouche d'une scène d'anthologie aussi surfaite que la pirouette : la fameuse scène sur le TGV. Aussi invraisemblable soit elle, on à de cesse de voir et revoir ce magnifique morceaux de bravoure, rythmé par la musique d'un Danny Elfman totalement survolté.

Mission: Impossible est donc peut-être le meilleur de la saga grâce à l'immense pied de nez fait à la série d'origine. Et même si il n'est pas exempt de défaut, forcer de constater que ce film nous en bouche un coin.