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Genre : Science-Fiction

Réalisateur : Alex Proyas

 Synopsis :

Lors de la cérémonie de 50éme anniversaire de l'école élémentaire William Dawes, le petit Caleb reçoit une feuille sur laquelle est inscrit une série de chiffres. Son père, John Koestler, professeur de physique, se penche de plus prés sur cette lettre, et découvre les dates des plus grandes catastrophes qu'a connu les Etats-Unis. Il tente alors d'intervenir sur les trois derniers évènements présents sur cette mystérieuse liste.

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Avis:

Nicolas Cage avait une fâcheuse tendance à ne plus lire les scénarios qu'il recevait. On assistait donc, impuissant, à la déchéance d'un grand acteur. Heureusement, sa descente à la cave hollywoodienne est ralentit par Prédictions, qui s'avère être une agréable surprise.

Il faut pas se leurrer : les gens vont voir se genre de film pour "en prendre plein la tronche" comme on dit. Alex Proyas récompenses donc brillamment leur venues par trois scènes admirablement mise en scène et à la tension palpable : le crash aérien, l'accident de métro et la scène final. Autant dire que le réalisateur à mis les petits plats dans les grands pour cristalliser toutes les peurs de la société américaine à travers ces trois scènes tétanisantes (mention spéciale au plan séquence lors du crash) et ô combien importante dans le déroulement de l'action. Par ailleurs, l'ombre du 11 septembre plane plus d'une fois au dessus du film, avec quelques plans assez allusifs (après l'accident du métro par exemple, avec les gerbes de fumée qui embaume New-York) et cette théorie du complot qui plane constamment sur le film. Mais ce coté grand spectacle est plutôt bien servie par un bon scénario, qui confronte intelligemment hasard et déterminisme, sans toute fois donner une réponse franche et précise sur ce point (le destin de Koestler était t-il de recevoir cette lettre ? ou est-ce le hasard ?). Un parti pris qui pourrait en dérouter plus d'un.

Le jeu de Nicolas Cage est cette fois ci convenable, nous rappelant avec beaucoup de tristesse combien son talent a été souillé ces dernières années, et Rose Byrne est très agréable à l'écran, même si elle semble jouer un peu trop sur la retenue. On retiendra surtout l'interprétation de Chandler Canterbury, très à l'aise et qui donne enfin la possibilité aux spectateurs de voir un rôle de gamin attendrissant mais pas irritant. Par ailleurs, les scènes intimes entre le père et le fils sont très crédibles et justes, ne versant jamais dans la niaiserie ou la guimauve que l'on nous ressert continuellement dans ce genre de scènes. Par contre, le retournement de situation et l'épilogue est beaucoup moins naturel, faisant plus pensée à une joyeuse folie des grandeurs (que certains taxerons volontiers de fin pour scientologue) qu'à un vrai dénouement digne de ce nom. Il semble que Proyas n'est pas eu l'inventivité nécessaire pour mettre en forme le renouveau et le futur, préférant piocher ça et là des références certes pertinente mais sans jamais parfaitement les relier.

Prédictions est donc une agréable surprise qui, si il n'est pas tout à fait aboutit sur sa fin, à le mérite d'aller au bout de son intrigue et des ses intentions.